‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 153 sur 309 · SUR LA RÉGION COMPRISE · texte numérisé non relu

SUR LA RÉGION COMPRISE

du Mokattam pour apercevoir encore de ce point élevé les tombeaux de ses bien-aimées 1 2 .

M. Groff rappelle que le héros de la légende, El Guyouchi lui-même, n’a pas dû avoir plus d’existence réelle que ses bien-aimées. De même que celles-ci personnifieraient les petits édifices qui se trouvent dans la plaine, El Guyouchi personnifierait l’édifice qui se trouve sur la montagne. Ce bâtiment, selon une inscription qui se trouve au-dessus de la porte d’entrée, aurait été construit par un Emir el giouch « Émir des armées » ; puis ce titre aurait été abrégé en el giouch (ou gouch) et serait devenu le nom de la mosquée même qui renfermait son tombeau3. La légende serait ainsi venue donner une forme, en apparence réelle, à la personne nébuleuse d’El Guyouchi.

M. Grofï fait ensuite quelques observations sur la source d’Aïn-el-Sirab II se demande si cette eau saumâtre, ou plutôt des eaux salines analogues, n’auraient pas joué un rôle quelconque dans la formation du bois pétrifié qu’on trouve en Afrique4, et s’il ne serait pas intéressant de faire des expériences avec cette eau pour s’assurer si elle pétrifie du bois, soit en arrosant des arbres vivants, soit en y mettant du bois mort5 6. Il fait observer que les spécimens de bois pétrifié rapportés par lui du désert Libyque diffèrent de ceux qu’il recueillit dans la plaine entre le Nil et le Mokattam.

Relativement aux eaux salines, M. Groff rappelle que, d’après une citation faite par Makrizi", on disait, à propos

1. Max Van Borchem, dans les Mémoires de l’Institut égyptien, t. II, p. 615, et dans le Journal asiatique, 1891, t. XVII, p. 485, etc.

2. Max Van Berchem, Mémoires de l’Institut égyptien , t. II, p. 605- 619, et Journal asiatique, 1891, t. XVII, p. 484.

3. Voy. Gastinel, Mémoires de l’Institut égyptien, t. I, 1er fasc., p. 145 et suiv.

4. Voy. Bulletin de l’Institut égyptien, lre série, n° 8, p. 71, et n° 13, p. 116-125, 145 et 148-154.

5. Voy. Bulletin de l’Institut égyptien, 1" série, n° 13, p. 151 et suiv.

6. Voy. Bulletin de l’Institut, égyptien, 1" série, n° 13, p. 145 et suiv.

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