‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 154 sur 309 · ENTRE LE NIL ET LE MOKATTAM · texte numérisé non relu

ENTRE LE NIL ET LE MOKATTAM

du puits de la cidatelle, dit puits de Joseph : « Quand on » creusa ce puits, on trouva de l’eau très douce. Karakoûch » et ses employés, ayant désiré avoir l’eau plus abondante, » firent augmenter l’ouverture dans le roc, et il en sortit » une eau salée qui altéra la douceur de la première » source. »

L’orateur se demande, à propos de cette citation, si l’eau saumâtre ainsi rencontrée n’était pas analogue à celle d’Aïn-el-Sira, et si, pour rester à la couche d’eau douce, on n’a pas dû remblayer le fond du puits.

En terminant, M. Groff parle d’un nuage, formé sans doute par des émanations des décombres, et qu’on voit, quelquefois, vers le soir, planer à quelques mètres au-dessus de l’endroit où était Fostat.

PREMIÈRE ÉTUDE ARCHÉOLOGIQUE

LE SOLEIL LEVANT

LES COULEURS DU SOLEIL

d’après les anciens égyptiens1

Messieurs,

En traitant des questions scientifiques, on rencontre deux difficultés : si Ton se borne à annoncer les résultats des recherches, on court le risque d’être obscur, ou même d’être incompris ; si Ton donne, en détail, les preuves à l’appui de chaque assertion, on se perd dans des digressions et on court le risque d’être inintelligible. Peut-être la meilleure méthode est-elle, tout en donnant les résultats des recherches, d’indiquer brièvement sur quoi elles sont fondées, puis, si l’occasion s’en présente, de discuter plus en détail le sujet et de développer à l’appui des conclusions ce qu’on n’avait fait qu’indiquer. J’ai fait plusieurs communications, ici à l’Institut, sur La plus ancienne observation d’un phénomène

1. Communication faite à l’Institut égyptien dans la séance du 8 novembre 1895[ ; publiée dans le Bulletin , 3e série, 1895, t. VI, p. 243- 262].

LE SOLEIL LEVANT

naturel ou astronomique \ Une note par M. Daressy, parue dans le Bulletin de mai 18941 2, me donne r opportunité de vous entretenir encore une fois de cette question, mais, voulant donner une sorte d’unité ou d’indépendance à la présente étude, quoique traitant le même sujet que dans les communications précédentes, j’ai pris un nouveau titre et j’ai étudié la question sous une autre forme, surtout en citant et discutant des exemples à l’appui des assertions là où, auparavant, je n’avais fait que les indiquer brièvement, ou donner' simplement des résultats. La présente étude est divisée en deux parties qui sont subdivisées en paragraphes.

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