‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 156 sur 309 · Ibid ., 1893, p. 326 et suiv · texte numérisé non relu

Ibid ., 1893, p. 326 et suiv

Le soLeîl levant

2° ainsi que M. Daressy le fait observer, au lever du soleil « les conditions requises ne se trouvent plus réunies : )) l’astre étant plus brillant que le ciel, son apparition ne » peut donner lieu à une impression lumineuse de couleur » inverse... ». Toutefois, là où je diffère d’opinion avec lui, c’est quand il dit que « ce ne peut donc être que par une pré- » disposition spéciale aux illusions d’optique, une sorte de » daltonisme, que certaines personnes croient voir le disque » émettre une lumière verte à son lever1 2 ».

Je crois, pour ma part, que ces considérations relatives au soleil levant indiquent que l’explication par la théorie des couleurs complémentaires est erronée, non pas que le phénomène n’existe pas, car, sur mer, on voit souvent le disque entier du soleil se lever de couleur verte*. 3° Si l’on regarde un objet rouge ou rougeâtre, le disque du soleil, par exemple, puis qu’on ferme les yeux, on peut bien voir la couleur complémentaire verte ou verdâtre3, mais on distingue bien entre le phénomène d’optique et la couleur verte du disque du soleil apparaissant ou disparaissant, — la sensation est tout autre. 4° Quand le disque du soleil apparaît ou disparait de couleur rouge ou jaune, le premier ou le dernier rayon est ordinairement rouge ou jaune, non pas vert ou bleu ; quand le soleil à l’horizon est de couleur verdâtre, le premier ou le dernier rayon est généralement vert (ou bleu). 5° Si plusieurs personnes, A, B et C, par exemple, vont constater la couleur du dernier rayon du soleil couchant, — A regardant le soleil, B et C ayant le dos tourné vers l’occident, — quand A voit la dernière partie du disque disparaissant prendre la couleur verte (ou bleue), il dit à B et C de regarder ; B et C, qui n’avaient pas regardé le disque, se retournent et peuvent bien voir le disque dis-

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