‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 158 sur 309 · A part des rayons invisibles · texte numérisé non relu

A part des rayons invisibles

Le SOLElL LEVANT

)) réfraction est cle faire paraître les objets plus élevés qu’ils » 11e le sont réellement au-dessus du plan de l’horizon1 ». La réfraction atmosphérique (baromètre 0m760, thermomètre cent, -j- 10) à l’horizon est 33’ 47”, 9; la grandeur apparente du soleil, exprimée en angle (valeur moyenne), est 32’ 3”, 04; d’où il résulte que, par la réfraction atmosphérique de la lumière, le disque entier du soleil apparaît au-dessus de l’horizon, soit au matin avant le lever réel du soleil, soit au soir après son coucher2. Enfin, ainsi que nous l’avons fait remarquer, la lumière blanche du soleil est composée de sept rayons de couleurs différentes, ayant chacun une puissance de pénétration différente. Alors, il paraît évident que, quand, grâce à la réfraction atmosphérique, le bord supérieur du disque apparaît à l’horizon, le premier rayon (ou zone lumineuse) qui viendra frapper l’œil de l’observateur sera le rayon (ou zone lumineuse) le plus faible, c’est-à-dire le plus réfrangible, mais ayant la puissance nécessaire pour traverser l’atmosphère ; par suite, le bord du disque qui paraît surgir à l’horizon semble être de la même couleur que ce rayon (ou zone lumineuse), d’où les diverses couleurs du disque qui est, selon l’état de l’atmosphère, soit rouge, rougeâtre (orange ou jaune), vert ou bleu ; le rayon indigo semble être confondu avec le bleu et le rayon violet, s’il a jamais la puissance de traverser l’atmosphère (quoiqu’on l’aperçoive sur la voûte céleste), semble être confondu avec le rayon indigo ou bleu. La même explication s’applique au soleil couchant, mais, en quelque sorte, en sens inverse.

Enfin, notons au matin la lumière colorée qu’une personne placée à une certaine distance à l’orient de l’observateur voit, pour ainsi dire, partir du disque au moment de son apparition, — l’observateur la voit sur la voûte céleste,

1. Annuaire public par le Bureau des longitudes, Paris, 1891, p. 227.

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