‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 171 sur 309 · Pierret, Dict. d'Arch., p · texte numérisé non relu

Pierret, Dict. d'Arch., p

6. Lenormant, Les premières civilisations, t. I, p. 382; cf. Mèl. d’Arch., t. I, p. 15, et Pierret, Dict. d'Arch., p. 57 et suiv.

7. Voy. mon étude sur le Papgrus d’Orbiney ; cf. Lenormant, Les premières civilisations, t. I, p. 375.

LES COULEURS DU SOLEIL

(et clame de mafek). Elle (ou Nout) est souvent représentée associée avec un arbre au moment où elle reçoit Famé

à l’horizon occidental du ciel, et, comme nous venons de le voir, le soleil à son lever est censé passer à travers un arbre cl’émeraude. Enfin, rappelons que, selon les anciens Egyptiens, un des piliers du ciel, derrière lequel le soleil naissait, se levait, était nommé Bakhou (Bashou), et il semblerait bien que c’était une montagne réelle et qu’on y trouvait des pierres vertes1 2. Nous croyons qu’il est bon de signaler ces diverses croyances, mais qu’il est sage de s'abstenir de décider par laquelle, lesquelles, ou même si c'est par aucune d’elles, qu’il faut expliquer la croyance que le soleil se lève dans un arbre d’émeraude. Le seul point qui paraît être sûr, c’est qu’il y a une relation entre la croyance que le soleil se lève dans un arbre d’émeraude, le disque du soleil assimilé à une émeraude et le phénomène naturel de la couleur verte (et bleue) du soleil à l’horizon. De même qu’on trouve des rayons du soleil assimilés à de l’or, de même, sous une forme poétique, ils sont assimilés à une chevelure d’émeraude. « Au calendrier Sallier, Hathor pa- » raît prendre le rôle de Râ, le premier d’Athyr », et ses litanies du temple de Dendérah l’appellent celle qui a des cheveux couleur de mafek* .

Quant à la couleur verte ou bleue du soleil au moment de son coucher, rappelons que nous avons vu que le soleil dans l’horizon est couleur d’émeraude (mafek). Parmi les croyances des anciens Egyptiens, on supposait que l’âme s’en allait rejoindre le soleil couchant. Par exemple, il est dit de la mort d’Aménemha Ier : « L’an XXX, le second mois de » Shait, le 7, le dieu entra dans son double horizon, le roi » Sotphitri monta au ciel, et, quand il s’y unit au disque

1. Maspero, Le Liera dos Morts , extrait de la Reçue de l'Histoire des Religions, 1887, p. 6, etc. ; cf. Pierret, Voccib., p. 134. Cf. encore Le Livre des Morts , cv, 3 ; clx, 2, et clxiii, 15. Voy. édit. Pierret.

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