Pierret, Dict. d'Arch. ècjtjpt., p. 235 s. et 491 s
2. Quand cela était possible, surtout quand le sarcophage était fait pour une personne pendant sa vie ; il était bien plus difficile quand on faisait un nouveau sarcophage pour une momie dont le sarcophage avait été endomrpagé.
LA FILLE DE PHARAON
personnes de la cour ou de simples particuliers. Il devait en être, naturellement, de même pour le buste sculpté en tête du couvercle du sarcophage de Bent-anta, et, par suite, ce buste devait ressembler à la princesse elle-même. Il nous paraît qu’on peut reconnaître, dans les traits du visage gravé sur le couvercle du sarcophage, ceux de la princesse, et qu’ils correspondent à ceux de son auguste père dont la momie est actuellement au Musée de Ghizeh. Le front de la princesse est un peu bas. Les yeux sont grands, et les os des joues, au-dessous des yeux, hauts1. Le nez est malheureusement mutilé, mais a dû être un peu large. Les oreilles sont grandes. Le menton, un peu mutilé, est moyen, le cou un peu fort2 3. En somme, le visage est gros, un peu grave, mais l’expression en est agréable, on dirait même bienveillante*. Ce n’est pas cette banale et vicieuse expression de figure qu’on voit si souvent représenter les femmes égyptiennes et qui inspire plutôt un sentiment de répulsion : la princesse a l’air plutôt d’une Sémite que cl’une Égyptienne. En regardant l’expression de son visage, on ne serait pas surpris d’apprendre qu’elle aurait joué un rôle bienveillant, analogue à celui que la Bible semble lui attribuer dans l’épisode où elle aurait trouvé Moïse au bord du fleuve, l’aurait fait élever et puis l’aurait adopté comme un fils.
Il y a eu, maintenant, bien et bien des siècles écoulés depuis qu’eut lieu le drame charmant dont nous venons de rappeler les épisodes. Quel a été le sort des acteurs