PUITS DANS L’ANTIQUITÉ
J’ai déjà réuni quelques notes destinées à une étude des puits dans l’antiquité. Elles prouvent que l’eau du Nil était déjà très appréciée par les anciens Egyptiens, qui la conservaient même pendant assez longtemps dans des vases spéciaux; mais ils creusaient aussi des puits d’alimentation. Le Livre de l’Exode raconte qu’on avait recours à ce moyen lorsque l’eau du fleuve devenait mauvaise. L’existence ancienne de puits dans le désert n’est pas problématique; il paraît probable que les Égyptiens connaissaient la présence souterraine de l’eau et qu’ils ont dû creuser des puits, même assez profonds, mais sans méthode. Lorsque j’aurai complété cette étude en cours, j’en ferai part à l’Institut égyptien.
1. Publié dans le Bulletin de l’Institut égyptien,^ série, 1896, t. VII, p. 237.
deuxième étude archéologique
SUR LES
Chez les anciens Égyptiens
Les couleurs dont les anciens Égyptiens se servaient étaient le blanc, le noir, le brun, le rouge, le jaune, le vert et le bleu1 2. Ces couleurs n’avaient rien de fixe quant aux teintes, mais on peut reconnaître, en quelque sorte, trois règles fondamentales qui régirent leur emploi dans les représentations faites par les anciens Égyptiens : 1° au point de vue décoratif ; 2° d’après nature (on représentait des objets de la couleur ou des couleurs qu’ils ont) ; 3° conformément aux croyances religieuses3.
Nous allons maintenant examiner chacune de ces règles.
1° Au point de vue décoratif. — Dans ce cas, on laissait un peu au goût de l’artiste le choix des couleurs employées ; pourtant on peut souvent constater une sorte de répétition
1. Publié dans le Bulletin de l'Institut égyptien, 3e série, 1896, t. VII, p. 279-301. La première partie de cette étude a été publiée dans le Bulletin de l’Institut égyptien , 1895, p. 243-362, et renvois p. 243, notel[; cf. p. 248-272 du présent volume].