NOMS PROPRES CHEZ LES ÉGYPTIENS
Mon cher Maître,
« Je te connais, je connais ton nom », dit l’âme aux dieux dans la grande salle de jugement. Connaître le nom d’une divinité, c’était avoir une puissance sur elle : s’appeler, par
exemple, ^ ^ ^ ] Bok-en-ren-f « serviteur de son
» nom5 », c’était s’identifier avec elle, s’assurer de sa protection, car le nom d’une personne était considéré comme étant ce que devait être la personne elle-même, d’où l’importance qui s’attachait aux noms propres.
Chez les Égyptiens, ces noms me paraissent former trois groupes :
I. Les noms propres, tels que jj ( bebà (61) 3 *, pepà, etc., etc., n’ont, du moins pour nous, aucun sens, e
1. Ce travail n’est qu’un extrait, avec quelques exemples, d’un travail plus développé « Sur les noms propres ». J’ai eu l’honneur de communiquer ces conclusions à la Société asiatique, dans sa séance du 11 mars 1887 [; cf. Journal asiatique, VIIIe série, t. IX, p. 298. — Extrait de la Reçue èggptologique, t. V, p. 85-89J.