‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 21 sur 309 · Box^Mpiç · texte numérisé non relu

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3. Les numéros entre parenthèses indiquent des renvois au Diction¬

naire des noms hièroglgphiques de Lieblein.

ETUDE SUR LES NOMS PROPRES

servirent seulement à désigner la personne. Ces noms appartenaient surtout aux anciennes époques.

II. Des noms propres qualificatifs, et c’est ici que les Égyptiens ont donné la plus grande liberté à leur imagination. Sans rechercher les noms bizarres, citons seulement, comme exemples, des noms formés : d’un adjectif : ^

t JT

user (56) « fort », I nefer (506) « beau » ; d’un sub¬

stantif

pa-unsàu (1355), oTrinntg

« Lupus » ; d’un nom géographique : d’un pays ! ta-xal (670) « la Syrienne )) ; d’un nom de ville :

l~~l 2 J /\ ® ^fj mennefer (974) (Memphis). Un nom théophore qualificatif bien intéressant est celui du roi ^ il

Amen-tut-âny-hiq-àn-res « image vivante d’Ammon, gou- » verneur d’On du Midi1 ». Non moins intéressants sont les noms propres adjectifs formés d’une racine verbale par la terminaison HD t ou par sa variante ( à\ par exemple :

( J [ ( ccb-i (178) ou ( J i àb-à (410) a dansant », de ( Jj U)

r\ /WW\A

àb «danser», )\ fi n àn-i (352) «celui qui apporte, por-

Q JJ 11 Q 'WWW r. h.

teur », de j\ àn « apporter », ^ f ( ânyù (61) « celui qui

mâ-i (724), S (1 xd-à (240)

Xd « se lever ». Le nom du roi

vit », de dnx « vivre »,

« celui qui apparaît », de Ménès, écrit dans les textes égyptiens ruent ou

| mena, est dérivé de la racine men3 «être

V «*««»»» i y| /vwwv p.

bien fondé, fonder, établir ». La forme adjective en H i (ai),

1. Ce nom est très significatif du temps. Nous sommes au moment où les prêtres d’Ammon paraissent avoir regagné le pouvoir après la révolte d’Aménophis IV = yu-n-aten , fin de la XVIII0 dynastie.

2. Voir Maspero, Mélanges d’archéologie , t. III, p. 139, n. 5.

3. Voir E. de Rougé, Chrestomathie, 2” fasc., p. 35, n. 1, et Manéthon, édit. Unger, p. 81.

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ou en [

fonde, a fondé, le fondateur », qui s’accorderait trop bien avec le rôle que l’histoire assigne à ce roi, la fondation des dynasties humaines en Égypte, et porterait bien plutôt le cachet d’une fabrication des prêtres égyptiens que celui de la réalité; avons-nous ici un personnage réel1?

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