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3. Les numéros entre parenthèses indiquent des renvois au Diction¬
naire des noms hièroglgphiques de Lieblein.
ETUDE SUR LES NOMS PROPRES
servirent seulement à désigner la personne. Ces noms appartenaient surtout aux anciennes époques.
II. Des noms propres qualificatifs, et c’est ici que les Égyptiens ont donné la plus grande liberté à leur imagination. Sans rechercher les noms bizarres, citons seulement, comme exemples, des noms formés : d’un adjectif : ^
t JT
user (56) « fort », I nefer (506) « beau » ; d’un sub¬
stantif
pa-unsàu (1355), oTrinntg
« Lupus » ; d’un nom géographique : d’un pays ! ta-xal (670) « la Syrienne )) ; d’un nom de ville :
l~~l 2 J /\ ® ^fj mennefer (974) (Memphis). Un nom théophore qualificatif bien intéressant est celui du roi ^ il
Amen-tut-âny-hiq-àn-res « image vivante d’Ammon, gou- » verneur d’On du Midi1 ». Non moins intéressants sont les noms propres adjectifs formés d’une racine verbale par la terminaison HD t ou par sa variante ( à\ par exemple :
( J [ ( ccb-i (178) ou ( J i àb-à (410) a dansant », de ( Jj U)
r\ /WW\A
àb «danser», )\ fi n àn-i (352) «celui qui apporte, por-
Q JJ 11 Q 'WWW r. h.
teur », de j\ àn « apporter », ^ f ( ânyù (61) « celui qui
mâ-i (724), S (1 xd-à (240)
Xd « se lever ». Le nom du roi
vit », de dnx « vivre »,
« celui qui apparaît », de Ménès, écrit dans les textes égyptiens ruent ou
| mena, est dérivé de la racine men3 «être
V «*««»»» i y| /vwwv p.
bien fondé, fonder, établir ». La forme adjective en H i (ai),
1. Ce nom est très significatif du temps. Nous sommes au moment où les prêtres d’Ammon paraissent avoir regagné le pouvoir après la révolte d’Aménophis IV = yu-n-aten , fin de la XVIII0 dynastie.
2. Voir Maspero, Mélanges d’archéologie , t. III, p. 139, n. 5.
3. Voir E. de Rougé, Chrestomathie, 2” fasc., p. 35, n. 1, et Manéthon, édit. Unger, p. 81.
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ou en [
fonde, a fondé, le fondateur », qui s’accorderait trop bien avec le rôle que l’histoire assigne à ce roi, la fondation des dynasties humaines en Égypte, et porterait bien plutôt le cachet d’une fabrication des prêtres égyptiens que celui de la réalité; avons-nous ici un personnage réel1?