‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 205 sur 309 · De même que les dieux · texte numérisé non relu

De même que les dieux

6. Hatlior, voy. Pierret, Dict. d'Arcli. èggpt., p. 249; Oberziner, Il Culto del sole, p. 84, note. Couleurs, Chabas, Ant. hist., p. 22, cf. p. 25 ; Brugsch, Die Æggptologie, p. 392, 398; Lepsius, Les Métaux (trad. Berend), p. 19, 37 et suiv. Cheveux de mafeh , Mèl. d’Arcli., t. II,

CHEZ LES ANCIENS ÉGYPTIENS

l’espace céleste « et elle jouait clans le culte de Sais un rôle semblable à celui d’Hathor » ; elle est représentée, dans son rôle de divinité de l’autre monde, sous la forme d’une femme ayant les parties visibles du corps, le visage et les mains, de couleur verte 1 .

Rappelons encore qu’on voit les déesses Isis et Neplithys, Selle et Néit dans leur rôle de divinités funéraires ou de l’autre monde, représentées de couleur verte. Nous croyons qu’il serait superflu de citer encore d’autres exemples. La même divinité pouvait être représentée tantôt d’une couleur, tantôt d’une autre, selon que son rôle se rapportait à ce monde-ci ou à l’autre ; c’est ainsi qu’il faut expliquer le fait qu’on voit, par exemple, le dieu Thot de couleur jaune ou rouge, tandis que, comme scribe, dans la grande salle du jugement, on le voit représenté de couleur verte (ou bleue?) 2.

La déesse Ouadj est qualifiée « maîtresse (des couleurs) bleue, verte et jaune », et Neklieb « maîtresse (de la couleur) jaune mat, qui se réjouit (de la couleur) jaune clair »3. La déesse Ouadj symbolisait le nord et Neklieb était la déesse du midi4. Chez les anciens Égyptiens, le nord était

p. 163 ; E. de Rougé, Notice sommaire des monuments ùfji/ptiens du Musée du Loucre, p. 133 et suiv.

1. Néit, voy. Mallet, Le culte de Néit à Sais (thèse de l'École du Louvre); cf. YViedemann, Herodots Ziceitcs Buch, p. 259 et suiv., et Pierret, Dict. d’Arch. ègypt., p. 368.

2. De même que le soleil, « la lune, en raison de ses phases, est en » perpétuelle relation dans les textes avec les idées de naissance et de » renouvellement ». « Le culte de Lunus était assez répandu en Égypte » pour qu’on ait trouvé un grand nombre d’images de ce dieu en terre » émaillée bleue ou verte, en bois doré, en argent et en bronze » (Pierret, Dict. d'Arch ., p. 2). La raison d’être de ces diverses couleurs peut être expliquée peut-être par les couleurs de la lune, ou bien par les règles de l’emploi des couleurs, d’après les croyances religieuses.

Page 1