‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 206 sur 309 · Pierret, Dict. d’Arch. ènijpt., p. 398 et suiv · texte numérisé non relu

Pierret, Dict. d’Arch. ènijpt., p. 398 et suiv

assimilé à la nuit, aux ténèbres, à la mort1 2, d’où la raison d’être des couleurs bleue et verte attribuées à la déesse Ouadj3; le sud était assimilé au jour, à la lumière3, à la vie, d’où la raison d’être des couleurs jaune mat et jaune clair attribuées à la déesse Nekheb, car, ainsi que nous l’avons vu, vert et bleu sont les couleurs de la mort, jaune l’une des couleurs de la vie4.

Donc, les dieux et les déesses pouvaient être représentés, selon que leur rôle se rapportait à ce monde-ci ou à l’autre, de couleur claire ou sombre ; nous avons vu que les dieux Osiris, Ptah, Sokar, Ammon et Toum, et les déesses Hathor, Néit, Isis et Neplithys, Selk et Néit, dans leur rôle de divinités de l’autre monde ou dans leur rôle funéraire, sont représentés de couleur sombre. C’est surtout en voyant Osiris assis sur son trône, les parties visibles de son corps de couleur verte, ou le soleil reçu à l’horizon entre les bras d’une divinité dont le corps est de couleur verte, qu’on constate combien il faudrait se garder de considérer ces dieux et ces déesses comme étant des divinités mortes 5 ; ce sont seulement des divinités de l’autre monde qui est habité par les doubles ou âmes des personnes qui avaient vécu en Egypte. Ainsi considérées, ce sont des divinités des morts; la couleur ou les couleurs de leurs corps sont

1. Voy. Reçue ôggptologique, t. II, p. 322; Mèm. de la Miss., t. V, p. 448 (cf. Deliztsch, Wo lag das Paradies, p. 120 et 121).

2. Quant à la couleur jaune, le soleil (la vie), faisant le tour, semblait venir du nord (du moins en été).

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