‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 220 sur 309 · Abraham a le déterminatif d’un homme; cf. Brugsch, Gram · texte numérisé non relu

Abraham a le déterminatif d’un homme; cf. Brugsch, Gram

clèinot., § 81.

2. Voy. mes Études sur la sorcellerie. Le texte démotique donne à ces noms, de même qu’à Moïse et à Lot, le déterminatif qu’on donne aux divinités (aux rois, etc.), ce qui indiquerait que l’apothéose aurait eu lieu, chez les sorciers, quand le papyrus fut écrit.

3. On croit que « le nom de Jésus... est une altération de Josué » (Renan, Vie de Jésus, p. 22). L’ancien hébreu Yehoshoua* (d’après la vocalisation massorétique, voy., par exemple, Gesenius, H. W. B., p. 326, 359), transcrit par les Septante Tyjctoüç, Vulgate Josué, est devenu Yeshoua, transcrit Trjuoÿ; qui aurait été le nom de Jésus, en latin Iesus ou Jésus ; mais le nom hébreu, Yeshoua, aurait donné naissance en latin à deux noms différents : « Josué » et « Jésus » (?). La forme arabe

ne correspondrait exactement ni au prototype ni à la transcription grecque, ni à la forme latine ; peut-être repose-t-elle sur une

a l’étude sue la sorcellerie

syriaque', et serait la transcription de la prononciation populaire vers la fin du Ier et au commencement du IIe siècle de l’ère chrétienne. Peut-être les contemporains de Jésus auraient-ils prononcé son nom Iési; dans ce cas, les magiciens auraient eu tout à fait raison, et la vraie prononciation du nom du fondateur du christianisme aurait été conservée chez eux et nous serait transmise par le papyrus, ou mieux par les « Notes d’un sorcier ». Quant à l’invocation de Ioané ou Ioanné *, il est évident que Jean a dû avoir été un très grand favori des sorciers. Que l’Apocalypse existât ou non lors de la rédaction du papyrus, assurément la tradition avait associé le souvenir de Jean à des visions et à des révélations chères aux sorciers. « L’école de Jean est celle dont » on aperçoit le mieux la suite durant le IIe siècle3»; l’Kvangile dit de saint Jean* « paraît émerger lentement » des mouvements de l’Église d’Asie au IIe siècle, d’abord » adopté par les gnostiques et n’obtenant dans l’Église or- » thodoxe qu’une créance très partielle3 ». On sait « le rôle » de notre Évangile dans le gnosticisme, et, en particulier, » dans le système de Valentin0 ». Nous avons déjà rappelé que l’on reconnaît des analogies entre le quatrième évangile et le Poimandrès des livres hermétiques7. Enfin, ajoutons que, lors de la rédaction du papyrus contenant les « Notes

tradition indépendante. La forme du papyrus fait penser à Jessé et la forme arabe à Ësaü.

1. a L’idiome propre de Jésus était le dialecte syriaque mêlé d’hébreu qu’on parlait alors en Palestine. » (Renan, Vie cle Jésus, p. 34).

2. Pour ce nom dans les Notes d’un sorcier, voy. Revillout, Un Poème satirique, p. 71; Reçue èggptologique , t. VI, p. 60; cf. Hess, Setna, p. 18, et mes Études sur la sorcellerie.

Page 1