Renan, Vie de Jésus, p. lxiv
7. Ménard, Hermès Trismègiste , p. liv et suiv. ; cf. mes Études sur la sorcellerie , p. 342 et suiv.
NOTES SUPPLÉMENTAIRES
d’un sorcier », vers l’an 125, Jean, qui n’était pas mort bien longtemps avant, paraît ne pas être seulement célèbre en Egypte, il était déifié chez les sorciers du moins, et invoqué par eux. Il semblerait loisible alors de supposer que la renommée de son école aurait été déjà considérable; peutêtre l’Évangile et même d’autres écrits qui portent son nom existaient-ils alors et leur contenu était-il connu en Égypte. Ce fait serait assez intéressant, vu le mystère qui plane sur des écrits qui lui sont attribués. Nous sommes bien près du moment où, pour leur donner plus de fermeté, on avait mis par écrit les vieux souvenirs qui forment le Nouveau Testament; toutefois, pour ces tenrps-là, il ne faut pas trop chercher à distinguer entre la tradition écrite et à l’état oral. Dans la première moitié du IIe siècle, Papias, évêque d’Hiérapolis, donnait encore « la préférence à la tradition orale sur les » livres1 ». En tout cas, par le fait que dans le papyrus Ioanê ou Ioanné est invoqué, il semblerait bien ressortir qu’au moment de la rédaction du papyrus l’enseignement de l’école de Jean, analogue à ce qu’on trouve dans les écrits attribués à ce personnage, était connu des sorciers en Égypte2.