Voy. King, The Gnostics and their Romains, p
3. On peut rejeter la théorie selon laquelle le dieu Abrasaks serait une création de Basilide et supposer la rédaction du papyrus un peu
NOTÉS SUPPLÉMENTAIRES
Ainsi, si l'on fait remonter plus haut la date de la rédaction du papyrus, on sort complètement de l’influence du christianisme et de l'époque du dieu Abrasaks. Si l’on suppose que le papyrus fut rédigé à une époque plus tardive, on devra trouver plus de traces du christianisme, et on sera dans un milieu des croyances Valentiniennes, dont fait écho la Pistis Sophia. C’est à cause de ces réflexions que nous avons supposé le moment le plus d’accord avec les idées générales du papyrus être au commencement du IIe siècle, ou, peutêtre, vers l’an 125, et que ce fut alors que le sorcier rédigea ses notes 1 .
Enfin, en terminant, du moment qu’on admet que, dans des formules du papyrus, Jésus et Jean sont invoqués, on aurait probablement des exemples parmi les plus anciens, sinon les plus anciens, sur un document original, des allusions à la religion chrétienne, la mention d’un apôtre et le nom du fondateur du grand mouvement qui était destiné à chasser devant lui, comme un tourbillon, les débris des croyances du vieux monde mort. Les passages du papyrus qui ont conservé, peut-être, un écho de la prédication de saint Marc ou de ses disciples en Égypte annonçant la religion naissante, sont comme des lueurs d’éclairs qu’on voit à l’horizon et qui précèdent le cyclone.
Ghizeh, août-septembre 1893.
antérieure, ou bien que ce nom aurait été introduit dans des notes ou formules rédigées dont le sorcier s’est servi ; voy. mes observations dans mes Etudes sur la sorcellerie. Quant à la langue et aux formes paléographiques employées dans le papyrus, elles laissent la question indécise.
1. Voy. Brugsch, Grammaire domotique, p.5,et Max Müller, Recueil de Travaux , t. VIII, p. 172 ; cf. mes Études sur la sorcellerie.
a l'étude sur la sorcellerie