‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 231 sur 309 · Voy. mes Études sur la sorcellerie · texte numérisé non relu

Voy. mes Études sur la sorcellerie

3. Le temps aussi quand la formule devrait être prononcée, ainsi que l’atteste un nombre de mentions dans les formules du papyrus.

4. Peut-être, par extension de la conception de la formule prototype, on aurait employé la formule en d’autres circonstances, telle, par exemple, en approchant un côté rocheux, mais, bien entendu, la mer serait agitée, peut-être encore en d’autres circonstances.

5. Bulletin de l’Institut égyptien, avril 1897, p. 67 [ ; cf. p. 352 sqq. du

PETITES ÉTUDES ARCHÉOLOGIQUES

M. Gay-Lussac me demanda si je croyais, que c’était bien de Jean, l’apôtre, qu’il s’agissait, plutôt que de Jean- Baptiste. Je répondis que je préférais reconnaître que le sorcier invoquait Jean, le fils de Zébédée, et voici l’exposé des divers raisonnements et faits dont j’ai parlé, qui m’ont amené à cette conclusion et qui me la font maintenir. La carrière de Jean-Baptiste paraît avoir été courte et, autant que nous entrevoyons le rôle qu’il joua, il ne fit rien qui l’aurait fait entrer dans le panthéon des magiciens. Il ne faut pas perdre de vue, pourtant, qu’en son temps on le regardait comme un prophète, mais il ne fit pas de miracles1. Le souvenir de Jean-Baptiste aura été gardé pieusement, avec bien d’autres réminiscences, au sein de la famille chrétienne, car, probablement, « les principaux » apôtres avaient été disciples de Jean-Baptiste avant de » l’être de Jésus »!. La vénération de Jean-Baptiste grandit avec le christianisme et ce fut alors qu’il devint un personnage célèbre, mais, au moment de la rédaction des Notes d’un sorcier, au commencement du IIe siècle, il devait être bien peu connu en dehors du christianisme, et tout nous porterait à le croire inconnu aux magiciens d’Égypte. En tout cas, en ce temps-là, sa mémoire aurait disparu, comme l’étoile du matin au lever du soleil, devant la gloire de son homonyme, Jean l’apôtre.

Les rapports intimes, la confraternité intellectuelle, si l’on peut s’exprimer de la sorte, qui paraît avoir existé entre les gens d’Éphèse et ceux d’Alexandrie, ont dû avoir fait, et cela de bonne heure, de Jean l’apôtre, un personnage bien connu dans cette dernière ville. Les analogies qu’on peut relever entre l’Évangile qui lui est attribué et le Poimandrès des livres hermétiques, et même certaines

présent volume]. Notes cl'un sorcier, XXVII (XVIII), 35. Voy. pi-, fig. IV.

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