Ou « les magiciens
3. Bulletin de l’Institut ègtjptim, 1897, p. 75[; cf. p. 364, note 2, du présent volume].
4. Par le déterminatif on voit qu’on aurait cru que, dans le mot pater, il s’agissait d’un homme. On l’aurait, probablement, assimilé au mot grec pater « père », on aurait traduit l’expression « qui es aux cieux » en égyptien, puis on aurait assimilé le mot « cieux » au ciel égyptien., personnifié par la déesse Nout (le noun). Ensuite, de la traduction émnphè, on aurait créé deux divinités ènphé et èmphè; mais, antérieurement, le déterminatif divin d 'ènphé (ou èmphè) aurait cluse rapporter à la phrase
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doivent diminuer, notablement, le peu de connaissance du christianisme que nous croyons devoir admettre que les
magiciens d’Égypte auraient acquis.
Nous avons vu que, parmi les personnages de l’Ancien Testament, les magiciens connaissaient Abraham et Lot, peut-être même la forme pleine du nom de ce dernier Lot el\ Moïse et Joël. Quant aux personnages du christianisme, il paraît assez certain que Jésus, Jean et Pierre sont invoqués, et, par suite, que la religion chrétienne aura fait sentir sa présence en Égypte. Mais nous doutons fort que le sorcier eût pu donner un renseignement quelconque, correct, sur ces personnages augustes ou sur le rôle qu’ils avaient joué dans la fondation de la religion naissante, car certes, quand le sorcier mit par écrit les formules conservées dans le texte qu’on possède, le christianisme était encore peu et bien mal compris en Égypte. Les quelques allusions qui y sont conservées sont comme des lueurs d’une flamme encore bien faible et vacillante, mais qui était destinée à se propager bientôt et à éclairer le monde5.
entière, le « Père qui est aux cieux ». On a bien conservé le sentiment, car « pater » ne prend pas le signe « bis ».
1. Ce nom de Loteli (peut-être Loteri; je ne discute pas la variation de R et L) est des plus intéressants. La signification en serait « celui qui le couvre », l’enveloppe pour le protéger. Peut-être les sorciers auront-ils cru reconnaître une autre signification à ce nom, car Lot signifie aussi « opérer secrètement », et Latin , « les arts secrets, la magie »; voy. Sander et Trenel, Dict. hébreu- français, p. 315 et suiv. Loteli (cf. l’assyr. ilu) est la forme pleine de Lot; peut-être ce nom a-t-il été connu des sorciers par une ancienne tradition quelconque. On trouve le dieu Mars invoqué sous les formes pleines et apocopée (XXIX, verso).
2. Tout en admettant que les formules conservées par les Notes d’un sorcier aient passé entre les mains de plusieurs magiciens avant d’être rédigées dans le texte actuel, — les croyances chrétiennes dont font
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Le magicien demande que les ténèbres s’en aillent et que la lumière jaillisse. La prière du sorcier a été exaucée, car de ces invocations jaillit une lumière des plus vives, dont les rayons traversent l’obscurité des siècles et nous font entrevoir, comme en un tableau, un des épisodes les plus curieux dans l’histoire de la conscience humaine, l’effet que produisit l’arrivée du christianisme en Égypte. Enfin, il faudrait bien l’admettre, il aura eu lame et il fut un vrai magicien, le sorcier qui aura eu le pressentiment du rôle immense qu’allait jouer, dans le monde nouveau, l’alors faible secte naissante. Pour surprendre, pour s’emparer de leurs formules toutes-puissantes, il se sera fait agréer dans la famille des premiers chrétiens, ou, peut-être, il aura assisté, inaperçu, à une de ces réunions secrètes de cette mystérieuse communauté d’Alexandrie et d’Éphèse, sur laquelle semble planer l’ombre de saint Jean, et là le magicien aura entendu des incantations, des prières où furent invoqués Iési, Ioanné, Pétéri et d’autres encore que j’aurai l’occasion d’étudier.
peut-être (?) écho certaines formules du papyrus semblent être antérieures à la propagande de saint Paul, — vu l’importance qu’on leur attachait, il est loisible de supposer qu’on ne les avait pas trop dénaturées.