Matthieu , vi, 9; cf. Luc , xi
dit de saint Jean semble sortir de l’ombre:1 presque en même temps qu’aurait eu lieu la rédaction des Notes d’un magicien, mais ces notes semblent compilées d’après des documents plus anciens et nous reportent à des temps antérieurs.
On rencontre, et dans le quatrième Évangile et dans les formules du papyrus, les mêmes termes spéciaux : « Vérité, Lumière, Père (au sens mystique), arché2 ». Par exemple, le sorcier invoque « iaô, sabaoth, atone...: arkhe* » ; ailleurs, le magicien invoque arhliemphé « prince du ciel », arkhempto « prince de la terre 4 5 6 7 », qui peuvent bien être des équivalents de ô a xoü xoapoü to-Lou de saint Jean3. Il y a un cas, et celui-ci serait parmi les plus intéressants, où, peut-être, le sorcier fait un emprunt au christianisme. Dans la Pistis Sopliia, on représente Jésus prononçant une incantation solennelle, en disant : « Audi me, mi pater, pater paternitatis omnis, à-népavxov lumen, «xemo-sao. . . " ». Dans une formule, le sorcier demande une révélation en vérité, sans paroles de mensonge, makhopneuma1 . Le sorcier aurait
1. Renan, Église chrétienne, p. 45 et suiv. Cf. La Vie de Jésus.