Jean, xxx, 31 ; xiv, 30 ; xvi
6. Schwartze, Pistis Sophia, édit. Petermann,p. 357, et traduction, p. 223. Pour les voyelles, voy. King, The G nos tics and their Remains, p. 198 et suiv.; cf. p. 234.
7. Colonne XVI (VII), 16. Le texte démotique se lit de droite à gauche et on serait amené à lire les voyelles ainsi de u à a, mais probablement il faudrait les lire comme dans Palphabet grec, de a à u ; peut-être les sorciers ont-ils interverti l’ordre des voyelles pour une raison que nous ne pouvons que soupçonner. — Makhopneuma, 7tvsS(xa est, dans l’Écriture sainte, le Saint-Esprit; il signifie aussi quelquefois l’Esprit malin, le démon. — U'/z-j[Lsi.iô[i.ot.yoç, Pneumato inaque, est le nom d’anciens hérétiques qui soutenaient que le Saint-Esprit n’était pas Dieu, de uvsûjjl* esprit, [j.âyofj.ai combattre, c’est-àrdire, qui corpbat la divinité du Saint--
remplacé le nom divin, sacré, Yaho (Jéhovah), « Dieu », par makhopneuma, c’est-à-dire, celui qui combat le saint esprit de Dieu ; ce serait le diable, ou râvxt^piaxoç. Le sorcier semble vouloir se mettre en rapport avec l’adversaire de Dieu, ou l’Antéchrist, dont il est question dans les épîtres de saint Jean1. Soit que le magicien fasse allusion à une croyance chrétienne, soit que le christianisme fasse allusion à une croyance des sorciers, ou tous les deux à une croyance populaire, il n’en est pas moins intéressant de noter comment les sorciers semblent avoir voulu, ou avoir cru pouvoir entrer en rapport avec le Saint-Esprit et interroger celui qui le combat.
La formule où Jésus est invoqué se trouve quatre fois dans le papyrus2. Les noms de Jésus et de Jean, iési, iêtsi ou
Esprit» (Planche, Dict. grec-français , p. 835). Peut-être makhopneuma signifie-t-il, pour le sorcier, celui qui combat le mauvais esprit.