‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 248 sur 309 · Cf. Beslienihamphorash, Buxtorf, Lexique, p · texte numérisé non relu

Cf. Beslienihamphorash, Buxtorf, Lexique, p

2. Kliam fait penser au TaUôâ -ao~j[u de saint Marc (v, 41), et peut-être doit-on rattacher kliam au verbe kouni ou à iekom « ce qui existe, un être », une sorte de traduction du nom divin {Exode, m, 14). On peut remarquer que certains des mots conservés par la formule se trouvent dans le Liere de Daniel .(voy. ch. n). Cf. ma notice sur M. Renan, Bulletin de l'Institut égyptien, 1893, p. 39, n. 1 [; p. 144, n. 2, du présent volume],

3. Nous croyons que les magiciens ont d’abord appris la formule « au nom de la sagesse et de l'intelligence, Jésus », puis qu’on ajouta les mots a celui qui fait trembler la terre et l’autre monde » ; les mots « en secret » ou « protection » auraient appartenu à une annotation de quelque sorte, mais peut-être, le passage, en entier, du papyrus (peutêtre encore sans les mots komtho et kethos) est une formule chrétienne (gnostique), qu’il faudrait lire les mots l’un après l’autre, de gauche à droite. Pour les mots hébreux analysés dans la présente étude, voy., par exemple, Gcsenius, H andieürtcrbuch, et Sander et Trenel, Dictionnaire hébreu-français.

4. Voy. mes Études sur la sorcellerie , précitées, et Bull, de l’Ihst. èggpt., 1897-1898 [; cf. p. 355 sqq. du présent volume].

l’aurore du christianisme

comment les Évangiles furent apportés en Égypte, car assurément, de très bonne heure, des Sémites d’Asie firent connaître le christianisme à leurs frères d’Égypte1. On croit que Basilide, qui avait vécu et enseigné au commencement du II6 siècle, « savait quelques mots d’hébreu » et « avait sûrement appris son christianisme des ébionites. Il désignait pour son maître un prétendu Glaucias, interprète de saint Pierre2 3 4 5 ». Ce que l’on dit de l’enseignement qu’aurait reçu Basilide est conforme à celui que paraissent avoir reçu les sorciers, et Basilide et les sorciers auraient bu à la même source. Les magiciens attachaient beaucoup d’importance à saint Pierre, mais on ne connaît pas ou on ne mentionne pas saint Paul *.

On est tenté de croire que, de même que Basilide, les magiciens prirent connaissance du christianisme (peut-être même du judaïsme) chez les ébionites (, qui doivent avoir été très connus et influents en Égypte. Le mot ébione même est passé dans la langue égyptienne, le démotique, et il s’est conservé dans le copte avec le sens infelix esse, humilis \

En supposant que la lettre d’Adrien0, vers 130, nous

1. Ou par des rapports entre les gens des deux pays, les Égyptiens et les Syriens. Voy. Actes, x, 2; xviii, 24; cf. xxi, 38.

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