Pierret, Dictionnaire d’ Archéologie égyptienne, p
DU ROMAN DE SETNÉ-PTAII HA-M-US 441
cation en est : « aimé de' Ptah », — c’est-à-dire « celai que Ptah aime1 ».
ft-*- J? Ta-bu-bué signifie « celle qui est à », — « celle qui est la servante de Bubué », et le nom est bien choisi pour le rôle que Tabubué joue dans le roman. Baba est un génie typhonien; la fille Tabubué serait une incarnation, ou mieux l’incarnation d’une émanation de Baba5. Quant aux personnages réels :1 :
Ptah-na-nefer-ka est dit être le fils du roi «1 pJ
Mer-ba-Ptah. Il est évident qu’il s’agit du roi nommé Mer-en-Ptah et que nous le trouvons ici hors de sa place dans la chronologie réelle des rois d’Égypte. Son nom est écrit d’une étrange façon, on serait tenté de lire le signe ^ en-an ou en-ba, mais il est probablement une transcription
de l’hiératique du signe ba, syllabe du nom populaire de ce roi, Ba-en-ra, et qui aurait été introduite dans le nom de Mer-en-ptah. — Le nom populaire : Ba-en-ra, écrit
souvent Ra-en-ba, est conservé sous la forme ûÉ> « le nom arabe de ce roi h
1. Voyez Hess, Der Demotischc Roman von Sctne Ha-m-us, p. 25. -y o «cœur» (Pierret, Vocabulaire, p. 14). — Dans le nom
propre Mer-ab-ptah, ab « cœur » est un substantif pronominal (cf. Brugsch, Grammaire démotique, § 232 et suiv.). — Pour la lecture
ab du signe démotique, cf. le prototype hiératique de ^ ab, dans Levi,
Raccolta dei Scgni ieratici egisi , n° 483.
2. Brugsch, Grammaire démotique, § 113 ; Pierret, Vocabulaire hiéroglyphique, p. 126 ; Le Livre des Morts (éd. Pierret), xvii, 1. 67, xvnr, 1. 30, xcm, 1. 1 et suiv. Cf., à propos de cette dernière citation, le passage du Roman de Setné-Ptah Ha-m-us, col. V (III), ligne 30;
peut-être y a-t-il un rapport de fond, et Tabubué est-elle une des femmes ou la femme de Baba.