On peut noter que leurs noms sont souvent mal écrits
4. Pour des signes hiératiques transcrits en démotique, voyez les observations dans mes études Sur la sorcellerie ou le rôle que la Çible
ÉTUDE SUR LES PERSONNAGES
La tradition arabe paraît bien avoir eu pour base l’histoire réelle, ou telle qu’on la comprenait, mais elle fut bien travestie. On y dit que le Pharaon de Moïse fut nommé jJjil , que son père fut et que son père fut et que le Pharaon
de Joseph fut On dit encore que le Pharaon de Moïse et celui de Joseph furent un seul et même roi et qu’il aurait vécu quatre cents ans1.
La clef de cette narration, si incohérente en apparence, se trouve dans le fait que, probablement, à l’époque ptolémaïque et, présumablement, à Alexandrie, on aura lu
« Raian » le nom du roi pasteur qui est écrit
qu’on aura identifié Ba-ert-ra ou Ra-en-ba, c’est-à-dire Meren-ptah, avec lui, puis qu’on aura déplacé Mer-en-ptah, et qu’on l’aura transporté, lui et son règne, aux temps des rois pasteurs. Ce fait avait eu lieu, déjà, au temps de la rédaction du roman, car Ptah-na-nefer-ka, métamorphosé en vieillard, suppose quatre générations de lui au temps du roi Mer-ba-ptah, c’est-à-dire Mer-en-ptah. — D’après l’aspect
a joué chez les sorciers ( Mémoires clc l’Institut égyptien , t. III, fasc. IV, p. 405). Peut-être est-ce à cause du nom du roi pasteur auquel Ba-en-ra ou Ra-en-ba fut assimilé, que la syllabe ba aurait été déplacée.