Voyez JCT" jtfd dans j (Aj-U.'CJ) page AT
et suiv.
ÉTUDE SUR LES PERSONNAGES
dire r®m)\ Mer-en-ptah, devenu ôta» alors on supposa jüjll Cs. ou un jJjîl père de enfin, pour mettre d’ac¬
cord la tradition qui veut que j fût le Pharaon de Joseph et celui de Moïse, entre lesquels on supposait environ quatre cents ans, on disait que j avait vécu quatre cents ans.
Certes, Ptah-na-nefer-ka aurait été bien d’accord avec une fausse interprétation de la tradition biblique qui place de Joseph à Moïse quatre générations, et, s’il avait parlé comme un contemporain de Ha-m-us et de Moïse, il aurait bien pu dire qu’un événement, arrivé au temps de Mer-en-ptah, déplacé, eut lieu au temps du « père du père de mon père2 ».
Le nom du héros, à part quelques variantes graphiques, est écrit, dans le roman, p1], dont la transcription
serait l Setnau-Ptah3, nom probablement
fictif, mais appliqué à un personnage réel. La signification
1. Hérodote , II, chap. cxi (éd. Wiedemann, p. 427 et suiv.). Le nom de la femme de Pharaon, Asia, est peut-être un souvenir de son origine asiatique (la tradition arabe parle d’un Kabus, peut-être Ham-us) (Sale, The Koran, p. 115, 174 et 235, et notes).
2. Pour faire ressortir l’identité entre les trois versions : de la Bible, de l'égyptien (du roman) et de l’arabe, on n’a qu’à les mettre en tableau, ainsi :
Joseph
le père
ùAj
du père
de mon père
Moïse
Ptah-na-nefer-ka
Voyez Maspero, Contes populaires de l’Éggpie ancienne , p. xxxix.
3. Pour des transcriptions hiéroglyphiques, voyez Maspero, Une page du Roman de Satni transcrite en hiéroglyphes , dans la Zeitschrift für agyptische Sprache und Alterihumskundo , 1877, p. 132- 146, 1878, p. 72-84, 1880, p. 15-22.
Du roman de setné-ptah ha-m-us
en est très satisfaisante, car le verbe coimt signifie « clirigere » , cf. P „ «diriger»; la traduction de Setrfau-Ptah
serait donc « (celui que) Ptah dirige (sur le chemin droit) », ce qui fait penser au nom binir11 ' et à l’arabe Jfi L»Î yQ-A lj AA ' . A partir de l’endroit où Setné est réconcilié avec Ptali-nanefer-ka, son nom est un peu autrement écrit, jV— 7/ p
qu’on peut transcrire
Peut-être ( est-il
une variante de « Ptah », mais nous préférons voir dans le premier signe un dérivé de l’hiératique de ^ et reconnaître en Setné une forme apocopée de Setné-Ptah
Il est dit que Setné-Ptah Ha-m-us est « le fils du roi, User-ma-ra ».
Ha-m-us fut le quatrième fils de Ramsès II. D’abord grand prêtre de Ptah, il fut plus tard associé au trône par son père et il devint régent, roi de fait ; sa souveraineté paraît avoir duré un quart de siècle, et il fut remplacé par son frère Mer-en-ptah1 2 3. Ha-m-us fut indubitablement grand en son temps, mais les générations qui suivirent la sienne le firent bien plus grand encore. La tradition grecque trans-
1. Renan, Histoire du peuple d’Israël, t. I, p. 106, n. 3. L’expression de Setné-Ptah, à propos du talisman de son père Ptah, est l’écho d’une allusion à la signification de son nom (cl!. Ramsès, « Meri-amen », qui dit que son père est Amen). Cf. le nom de Setné et l’hébreu jtûlt? ; cf. Peyron, Lexique , p. 217, et Pierret, Vocabulaire , p. 563-564.
2. Cette forme se trouve, pourtant, avant, et la forme pleine après la réconciliation avec Ptah-na-nefer-ka, mais, on peut le dire, exceptionnellement. Pour le prototype hiératique du signe démotique transcrit ^jj,, voyez Levi, Raccolta dei Scgni ieratici egizi, n° 38 (comparez les exemples 20 et 21 avec le signe démotique. Pour des noms propres, voyez mon Etude sur les noms propres, dans la Reçue èggp to logique, t. V, p. 85 et suiv.[; cf. p. 24-32 du présent volume].
3. Maspero, Histoire ancienne , t. IL p. 424 et suiv. (cf. 4e éd., p. 254 et suiv.).
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crit son nom Xa^ob et le place, dans la liste des rois, entre ’Ap|juua7)ç et Mtafjto'jç 1 (Ra-( user)-ma-s et Meri-amen), noms de Ramsès, et, en effet, Ha-m-us fut corégent avec son père. Hérodote dit que Sésostris avait confié le gouvernement à son frère pendant son expédition en Asie ; peut-être est-ce un écho du fait que Ramsès II confia, comme régent, à son fils l’administration de l’Égypte pendant bien des années2. Le nom populaire, du moins à une basse époque, de Ha-m-us, fut Setné. Selon Hérodote, un prêtre de Vulcain, nommé Sethon (2e0ü>v), monta sur le trône : — il se pourrait bien que ce fût encore un écho de la régence de Ha-m-us, ou de Setné, qui fut précisément un prêtre de Ptali3.
Lorsque les Égyptiens réunirent les momies des personnages augustes, afin de les mieux protéger 4, assurément, on se sera préoccupé particulièrement de celle de Ha-m-us. Il appartenait à la famille la plus illustre de l’Égypte, il était le fils de Ramsès II, il avait régné, et il était plus célèbre que bien d’autres rois dont on cherchait à sauvegarder le corps. S’il avait été enseveli à Memphis, on aurait dû emporter son corps dans le Midi et le réunir avec ceux de ses aïeux. — Comme dans le roman (où l’on fait écho à un fait assez fréquent), sur la demande de Ptah-na-nefer-ka, les corps d’Ahuré, sa femme, et de Mer-ab-ptah, son fils, furent apportés, de Coptos à Memphis, par Ha-m-us, et furent mis
1. Bunsen, Æyr/ptcns Stelle in dcrWeltrjcschichte, t. III, p . 76; Maspero, Zeitschrift, 1877, p. 143 ; Mémoires de la Mission française au Caire , t. I, p. 5(i8. Cf. mon étude, Recueil de Travaux, t. XXI, p. 221 et suiv.[; cf. p. 437-438 du présent volume].