‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 291 sur 309 · Cf. Hérodote, livre I, Introduction · texte numérisé non relu

Cf. Hérodote, livre I, Introduction

5. La signification fondamentale de 1 est les pays qui se trouvent

sur les deux rives du Nil, et probablement ; ; indiquait les diverses

parties de l'Égypte (voyez Virey, Mémoires de la Mission archéologique française au Caire , t. V, p. 21, n. 4, etc.).

6. Le nom du roi est Ba-en-ra; il est qualifié celui qu’ Amen aime ,

données au roi par la suite sert comme introduction à une sorte de narration relative à l’invasion et à la déroute des Libyens; la victoire est attribuée aux dieux de Memphis, et le prince libyen et ses descendants sont maudits éternellement1. Dans la première partie de ce paragraphe, de la ligne 1 (fin) à 5 (fin), les phrases ont neuf syllabes ; — ligne 2, je lis: ertit-mem-tu-nef(ev)-em-nei-uf-gen-u, mais d’autres lectures des syllabes sont possibles; — ligne 3, j’espère revenir dans une étude de la poésie égyptienne sur certaines inégalités des vers qui se trouvent dans cette ligne; — lignes 4-5, on lit : Sed-pe-ta-en-Tem-hu-em-ha-f-en-ani. Ti-hriu-en-heh-em-Ma-se-ua-se. « Il s’empara de la terre » de Temhu en son temps de vie » ne donne pas un sens satisfaisant. « De vie », c’est-à-dire « pendant sa vie », appliqué au roi, le supposerait mort quand cela fut écrit2, mais le

ou aime d’Amcn; c’est-à-dire, Mer-Amen est un titre. La forme Ra-

cn-ba est bien le prototype de É>lj des Arabes, et il est probable qu’on

aurait lu le nom de Ba-en-ra; aussi Ra-ra-en aurait-il été transcrit Bepwv, puis, plus tard, sous l’influence du nom ninB, nom par lequel ce roi est désigné par la tradition biblique, la transcription Bepwv serait devenue Yspwv. Il est probable que le manuscrit original d’Hérodote (II, 109) portait Ikpôiv (ou, à part les voyelles, en tout cas, des consonnes (3..p..v). Voyez Lieblein (cité par Wiedemann, Hcrodots Zwcites Bach, p. 427) : « ... der Versuch Pheron in Ba-en-ra, Seele des Ra, einen Beinamen desselben wiederzuerkennen (Lieblein) ». Cf. Maspero, Du Genre èpistolairc, p. 77, n. 2.

1. Il est étrange qu’on parle de l’état de l’Égypte après la guerre avant de parler de la guerre, mais c’est peut-être le fait de l’un des derniers rédacteurs. Le chef libyen qui s’en va de nuit ne devrait pas être pris littéralement ; l’assertion serait en contradiction avec l’histoire de la guerre, qui donne probablement la vraie version. « On ne sait pas son sort, s’il est mort (ou vivant). . . Abandonne-le à son sort, s’il vit, il ne se relèvera pas. . . Dans le pays de Tamahu. . . ils ont mis à sa place quelqu’un qui le combattra... » (E. de Rougé, Los Attaques dirigées contre ÏÉggptc, p. 10).

2. Il est peu probable que les textes de la stèle furent rédigés et gravés après la mort de Mer-en-ptah.

entre l’égypte et la bible

contexte le représente comme vivant. Par le fait que la phrase a onze syllabes, il est évident qu’il faudrait retrancher les mots en-an % « de vie » qui ont été ajoutés à emha-f « en son temps », c’est-à-dire « en ces temps-là »; — l’expression ne fut pas comprise, et l’on ajouta les mots enany \ « de vie » dans la phrase. Au lieu, donc, du texte actuel, dont la traduction littérale ne fournit pas un sens satisfaisant, il faut lire : « il s’empara du pays de Temhu1 » en ces temps-là ». Dans la phrase suivante, il est probable qu’on devait lire hriu dans une seule syllabe; peutêtre, cependant, ces vers devraient-ils avoir dix syllabes, car, à partir des lignes 5-6 jusqu’à la fin du paragraphe, les vers ont dix syllabes : ab-en nei-sen-syes-u-yesi-em-ma-sa.

Remarques. — Ligne 6, je lis geuc et er-lum-ro, le mot tep aurait été probablement ajouté au texte pour préciser le sens; ligne 8, le rythme est rompu pour imiter les cris qu’on aurait jetés au prince vaincu, lors de son retour dans son pays; ligne 9, les phrases ont dix syllabes et le paragraphe s’arrête au mot « éternellement ».

§ III, lignes 9 1/2 à 10 (fin)2. Ce paragraphe est une sorte de répétition de ce qui précède. Peut-être a-t-on voulu donner une version libyenne des événements, mais plus probablement doit-on y reconnaître l’œuvre de l’un des derniers rédacteurs. En tout cas, d’après des documents plus anciens, il y a onze syllabes à chaque vers, et la fin du paragraphe est fautive.

§ IV, lignes 11 à 15 3 (fin). Le commencement de la ligne 2 est fautif, les mots « jour » et « année » sont peutêtre des débris d’une date. Dans la suite du texte4, on décrit

1. C’est-à-dire, il vainquit les Libyens; mais la traduction littérale porterait à croire que le roi avait fait une expédition au desert Libyen.

2. Il est très difficile de dire où le paragraphe III finit et le paragraphe IV commence. Voyez Maspero, Histoire, t. II, p. 436.

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