La terre entière est tranquille
Ce morceau est donc une oeuvre de scribe égyptien et paraît avoir été populaire. Il est tout à fait analogue au masal' sur la prise d’Hésébon, mais, dans le poème égyptien, il n’est question ni des divinités ni du roi; le sujet sousentendu est les Egyptiens. Il aurait été composé après les événements de la guerre contre les Libyens de l’an V, car, à la ligne 3, le AAAAAA j qui fait au passé la mention de la victoire sur ce peuple, appartient réellement à ce vers, car sans lui il n’y aurait pas neuf syllabes, et alors le *™aaa n’a pas été ajouté par un dernier rédacteur. A la ligne 7, fekt ben partit- f ne fait que cinq syllabes, et par suite, pour avoir les
Io-sir
quatre autres, il faudrait lire ( ( \\ (
ael-u, ce qui est bien conforme au texte et nous donne non seulement l’ancienne et vraie prononciation de ce nom célèbre, mais en indique aussi la signification. Il parait bien « qu’un nom propre écrit à la forme pleine aurait une » tendance à s’abréger » ; ainsi on a « biw au lieu de bfcntrv1 ».
Le texte égyptien donne [[ i IA2,’ ce qui
serait évidemment la troisième personne de l’aoriste liiphil 2 du verbe “lü1 qui est un verbe de l’origine va (aussi '"a)% car l’assyrien le transcrit par sir dans A-ha-ah-bu mat Sir’-ala-aa,' (( Ahab d’Israël » b Le verbe ntt»; fait au prétérit liiphil
1896, p. 23. Je me réserve de revenir sur la mention de la razzia, par les Égyptiens de la tribu des Io-sir-ael-u, en Chanaan au temps de Meren-ptah, et de montrer dans une étude spéciale ce qui résulterait d’une mention d’Israël en Chanaan aux temps de Ramsès II ou auparavant.