Nombres, xxi, 27, VfâS“’ p bu
2. C’est, je crois, le plus ancien exemple d’un liiphil avec le 1 entre les 2' et 3“ radicales. C’est précisément pour indiquer le liiphil qu’on aurait écrit \\ après — h — , ainsi ^ .
3. On le considère ordinairement comme étant un verbe '“B. Voyez, par exemple, Preiswerk, Graminairè -, § 220.
4. Delitzsch, Wo la;/ dus Paradics ? p. 285, et Schrader, Die Kcil -
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■vtein et à l’aoriste nte” et ntnx 1 , et, par suite, devrait faire ■vw ou “iw, qui, avec le nom divin bx ajouté, s’abrège en-ite-, d’où la forme du nom b*nte\ « Le sens serait : celui que El dirige dans la droite voie2. » Quant à la valeur historique de ce morceau, un lettré, qui aurait pris tant de soin dans la composition de cette petite épopée, doit avoir choisi des matériaux des plus authentiques. Si donc, après avoir rappelé la déroute des Libyens et l’amitié des Xetas, il parle des victoires des Égyptiens en Chanaan, et si, à ce propos, il fait mention que la tribu des Io-sir-ael-u a été razziée, il résulte nécessairement, du témoignage du texte égyptien, qu’Israël était en Chanaan sous le règne de Meren-ptali 3.
insclwiften und dns Alto Testament, p. 150. — Notons que le i est encore ici, entre s et /*, comme dans ce nom dans la stèle de Mer-enptah.
1. Gesenius, Handœôrterbucli, p. 361. Je ne discute pas la question de la différence entre te et te, ni la transcription de ü par — (voyez E. de Rouge, Mémoire sur l'origine égyptienne de l’Alphabet phénicien , p. 70 et suiv.).
2. Renan, Histoire du peuple d’Israël , t. I, p. 106, n.; Groff, Diverses Études, p. 7, n. 3. « Une objection à l’explication, celui que El dirige, » c’est que, d’après l’analogie de 2pu\ de pn»', de fpr, le *> devrait » être une préformante » (Renan, Histoire précitée, 1. 1, p. 106, n.). Mais précisément le % dans le nom -iK“ite\ est une préformante, le 11 du verbe “ite1 est devenu 1 à l’hiphil, puis, par suite de l’addition du nom bK, le 1 voyelle a disparu ; Groff, Diverses Études , p. 7, n. On devrait bien avoir les formes : ‘jKTteV, ‘?X“iteT' et bx~\V\ La transcription égyptienne Io-sir-ael-u montre bien que le verbe ne peut pas être l’aoriste hiphil d’un verbe ,T7>, qui fait à l’aoriste hiphil sans le 1 entre les 2e et 3" radicales; ainsi, d’après la transcription égyptienne, le nom I ' o-sir~acl~u ne peut pas être dérivé du verbe mte (voyez Genèse, xxxii, 28) et est assurément dérive du verbe ""itey (Pour les verbes ii"b, voyez Preiswerk, Grammaire hèbraigue, p. 133 et suiv., et p. 397.)
3 J'espère revenir sur la question des traditions de 1 Exode et celle du séjour en Égypte. Notons que, sur la stèle de Mer-en-ptah, en décrivant l’état de l'Égypte en l’an V, on ne fait aucune allusion à des
Comme on devrait s’y attendre, on trouve ailleurs un autre exemplaire de la narration qui est gravée sur la stèle1. Si l’on compare le texte de celle-ci avec les fragments de Karnak, on reconnaît que le texte de Karnak emploie, dans nombre de passages, la forme pleine et la stèle la forme écourtée; que le texte de la stèle est plus correct que celui des fragments de Karnak, qui est quelquefois inintelligible" ; enfin, que les deux textes contiennent des fautes, mais que la même faute ne se trouve pas en même temps dans les deux textes. En ce qui concerne les variantes, la stèle attribue la victoire aux dieux de Memphis, Ptah, Ra, et au roi; puis, dans un passage interpolé, elle l’attribue au « maitre » et à Amen ; en haut de la stèle, pour anticiper ce qui, en réalité, arriva, Amen promet au roi la victoire. Dans les fragments de Karnak3 et dans l’histoire de la guerre \ la victoire est attribuée à Amen. De ces faits il résulte que le texte de la stèle, d’après une version memphitique, est plus
désastres analogues à ceux dont on parle dans VE. rode, ch. vu et suiv. — Notons sur la stèle, lignes 2-3, « nuages » (ténèbres) ; cf. Exode , x, 21 (cf. Jean , n, 8; Isaïe , xlii, 16, lx, 2; II Samuel, xxii, 29; Psaumes , xix, 28; Matthieu, iv, 16; cf. le passage cité, Zeitschrift fur ciijijptische Sprache, 1896, p. 15, n. 3. — Stèle, ligne 3 ; cf. ligne 4, « souffles » ; cf. Genèse, n, 7.
1. Spiegelberg, Zeitschrift fur tiçfuptische Sprache, 1896, p. 4 et suiv. : « Bruchstücke eines zweiten Exemplares in Karnak » (Dümicken, Historische Inschriftcn , I, 1 c).
2. Par exemple, dans le passage qui est un post-scriptum, jamais on ne dirait que le texte sur la stèle est d’après celui des fragments de Karnak. Le style en est correct, tandis que celui des fragments est tout à fait inintelligible (du moins dans la copie de Dümichen, donnée par Spiegelberg, Zeitschrift fur âr/i/ptische Sprache, 1896, p. 4 et suiv.).
3. Version des prêtres d’Amen, d’après Spiegelberg, Zeitschrift fur ügpptischc Sprache, 1896, p. 20 (44).
4. Lignes 26, 27 et 32, peut-être à Ptali, ligne 69. — Voyez les tra* vaux d’E. de Rougé et de Chabas, précités.
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ancien que celui des fragments de Karnak, mais qu’il a passé entre les mains du sacerdoce d’Amen avant d’être rédigé et gravé sur la stèle1. On voit bien qu’on gardait les textes reçus où étaient racontés les hauts faits des dieux, mais, par des interpolations et modifications, on insinuait que les victoires qu’ils célébraient étaient dues à Amen.
Ainsi, pour conclure, la narration, très incohérente, il est vrai, de la guerre contre les Libyens, se rapporte bien aux événements de l’an Y, mais le post-scriptum, où il est question de Chanaan, n’a pas de date; tout nous porte à croire que, très probablement, il aura été composé et gravé sur la stèle sous le règne de Mer-en-ptah. En tout cas, on devra admettre que, quand il fut écrit, la tribu des Io-sirael-u était déjà en Chanaan.
III. Le discours attribué à saint Paul et les croyances d’origine égyptienne à Athènes 2. — Selon l’auteur des Actes des Apôtres 3, lors d’un séjour que saint Paul aurait fait à Athènes, il prononça un discours à l’Aréopage'. Il y raconta qu’il avait trouvé à Athènes un autel dédié au dieu inconnu5, et que c’était précisément ce dieu qu’il venait
1. Peut-être tous les deux d’après le même prototype; toutefois, il se peut que les rédacteurs des fragments de Karnak aient utilisé les mêmes documents que les rédacteurs de la stèle.
2. Cette étude a été rédigée en juin 1900 et lue à l'École française d’Athènes, le 7 février 1901.
3. Actes des Apôtres , xvn. — Voyez P° Épître aux Thessaloniciens,
ni, 1.
4. « Quant au discours rapporté au chapitre xvii des Actes, il est » l’ouvrage de l'auteur des Actes, bien plus que de saint Paul » (Renan, Les Apôtres, p. 167, n. 2).
5. Cf. Pausanias, I, 4, pw^ol 8è ôewv tmv ôvosAaÇo[jivwv àrvworwv. « Al- » tars of gods named Unknown. It is impossible to détermine whether » there was one altar or several altars of Unknown Gods at Phalerum; w and supposing there were several, we cannot tell whether each was » dedicated to the Unknown God (in the singular) or to the Unknown » Gods (in the plural). At Olympia there was a single altar to Un-
annoncer. Il est évident que, selon la narration, pour saint Paul le dieu inconnu était mrp, nom dont on ignorait la prononciation et qu’on lisait t-ih1. Paul aurait décrit ce dieu et ce qu’il avait fait par une série de petites phrases qui, en tout cas, doivent lui avoir été familières, puis, par une citation des poètes grecs, il aurait assimilé le dieu dont il parlait à Zsuç; mais il y a un abîme entre niiT et Zeuç, et ils auraient été des ennemis acharnés.
Le culte de Jupiter ne devait pas être inconnu à Pauls, et en ces temps-là la fusion des religions était tout à fait à l’ordre du jour3. On avait assimilé Zeu? à Amen4, dont le nom, en égyptien, signifie « mystérieux, inconnu », de sorte que le dieu inconnu de l’antiquité fut Amen. « L’oracle » d’Amen « fut connu des Grecs dès le VIIe siècle; on voit par Aristophane que les Athéniens le consultaient en même temps que les oracles de Delphes et de Dodone ». Une « inscription montre qu’en 333 » un « temple d’Amen était achevé5 » à Athènes. Si Paul avait entendu parler d’Amen, le dieu inconnu, ou s’il avait « trouvé » un autel dédié à cette divinité, il est loisible de supposer qu’il aurait pensé à mT, dont la prononciation était inconnue. En tenant ces
» known Gods (V, 14, 8) », Frazer, Pausanias’s Description of Gree.ce, t. II, p. 33. Si, dans le discours attribué à Paul, il avait parlé d’un autel qui aurait été dédié aux dieux inconnus, on lui aurait bien dit qu’il s’était trompé ; s’il avait parlé d’un autel dédié au dieu inconnu, les savants de l’Aréopage auraient bien compris qu’il s’agissait d’un autel dédié à Amen.
1. Voyez sur cette question Renan, Saint Paul, p. 175, 176; cf. mes Études sur la sorcellerie ou le rôle que la Bible a joué chez les sorciers. , dans les Mémoires de l’Institut égyptien , t. III (fasc. IV), p. 398.