Groff, Étude sur le Paptjrus d’Orbincg, p
2. Voir Revue èggptologiquc, t. V, p. 150, note 2 = p. G, note 2 du tirage à part[; cf. p. 41, n. 1, du présent volume].
3. Chabas, Vogage, p. 284. Il traduit : «n’as-tu pas mangé», etc. —
! « Assieds-toi, la
Notons encore
» main à ta bouche » (Maspero, Du genre ôpistolaire, p. 68, 69), et,
DIVERSES ÉTUDES
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« il se lave d’eau » 1 (Brugsch, Gram, hiérogl. , p. 16). Nous avons vu que le pronom régime direct ^ , (2, u, précédé de k (pronom sujet de la première personne, 2e classe), devenait ku, qui servait à rendre le pronom réfléchi de la première personne du singulier, — et de même u, régime direct, précédé de pronom sujet de
la deuxième personne du singulier, devenait ku, qui servait à rendre le pronom réfléchi de la deuxième personne. Ce même pronom régime <2, «, passe à la troisième
personne sous la forme su, qui sert à rendre le pro¬
nom réfléchi2. Dans ce cas, il est évident qu’il doit être précédé de *7 « Il ne se relèvera pas »
AAAAAA - H - 1 I —Zi
(Revue êgyptologique, t. V, p. 163, n. 4).
En dêmotique, les pronoms sujets de la première personne du singulier ( , se sont fondus dans un seul lll i. Le
pronom^, (2, u, employé comme pronom accusatif, devient lll, ou /*</ ; les autres personnes ont les pronoms sujets ou précédés de (voy. Brugsch, Gram, démot., § 231). Les pronoms réfléchis3 pouvaient être exprimés, soit
pour ainsi dire, (p. 69) :
« assis avec toi, (c’est-à-dire) tout seul ».
1. Cf. le copte TOv&o*q, i*.«q, eioo*q. Voir Stern, Grain-, § 505 et suiv.
2. Voir Groff, Étude sur le Papyrus d’Orbincy, p. 59; cf. les ex.
8/1, 9/7. — Bien entendu, il ne faut pas confondre . . . ^
se. . . (réfléchi) avec . . .
<?, il le . . . (rég.). Pour
su, voir
E. de Rougé, Chrcstomathie , § 193; Maspero, Journal asiatique, 1871 (août-septembro), p. 73; cf. p. 99; Maspero, La Conjugaison..., p. 87 sqq.
3. Voir Reçue êgyptologique, t. IV, p. 74, note 1; cf. Groff, Étude sur le Papyrus d’Orbincy, p. 59.
QUELQUES OBSERVATIONS SUR LES PRONOMS
par le datif, soit par l’accusatif1 des pronoms personnels, par exemple : « je m’en irai » ; « il s’en
alla»; cf. «il s’en alla». Passons maintenant à la
langue copte2. Nous avons vu l’exemple 1 ^
« je m’en allais » : devient en copte uje. Cf. main¬
tenant, à côté de cet exemple en hiéroglyphes, les exemples suivants en copte :
eiéujeimi ÛTeoid.-v époq jün*.'fjuoT « Je m’en irai et je le » verrai avant que je meure » ( Gen ., xlv, 28).
^■rtô.igenHi ènecirr éêjuienT « Je (me) descendrai vers l’a- » menti » (Gen., xxvn, 35).
’J-nes.Tr **.e e^iig^itigeriHi è^o-yit neK^AoT « Maintenant donc, » quand je serai venu vers ton serviteur » (Gen., xliv, 30).
n^oR -2k.e eRêujeitô.K «eKio^ « Toi, tu t’en iras vers tes » pères » (Gen., xv, 15).
.... ô.q«je«ô.q êmKe.gi eTCô.TTeie£iT « Il s’en alla au pays à » l’orient » (Gen., xxix, 1).
Le présent travail serait trop allongé si j’y étudiais plus en détail les pronoms réfléchis, etc., mais j’espère y revenir prochainement. Notons pourtant les pronoms réfléchis formés par un substantif (une partie du corps, etc.), par exemple : ( ^ « dit-il dans son cœur »
(Pap. d’Orb., 13, 6); cf. Psalm., xiv, 13: mtaK nam ,
— = o£i êpô.TK 2} (( Tiens-toi debout »
(Brugsch, Gram., p. 107; Num., xxm, 3).
1. Pronom datif et accusatif; voir Brugsch, Grammaire domotique , §§ 220 et 231.
2. Voir Stern, Gram., § 505 et suiv. ; cf. Reçue ègyptologique , t. IV, p. 74, note, etc.; cf., à cela, ce que nous avons dit plus haut à ce sujet
pour l’ancienne langue. — Je ne parlerai pas ici de la forme (
WXXO's.
DIVERSES ÉTUDES
NOTE SUR IAKOB-EL ET IOSEP-EL, LE BETH JAKOB ET LE BETH JOSEPH DE LA BIBLE1
Dans la Zeitschrift fur clie alttestamentliche Wissenschoft (1888, p. 42 et suiv.), M. Meyer a publié un article dans lequel il fait remarquer2 (à propos de « Isp’l » = *pV’, etc.), d après M. Nôldeke, — si j’ai bien compris, — a ... dass in Joseph die erste Silbe ursprünglich jedenfalls )) diphtongisch (Jausif) gewesen sei,...3 ». Le nom de Joseph,
écrit dans les listes de Karnak
(= tpv rva), et dans la Bible : Épv4, serait, selon la Genèse
1. Groff, Revue èggptologique , 1885, t. IV, p. 95 sqq., 146 sqq.[; cf. p. 14 sqq. du présent volume]; E. Meyer, Zeitschrift fur die alttcstamentliche Wissenschaft, 1886, p. 1 sqq., et 1888, p. 42 sqq.
2. Zeitschrift fur die alttestamentliche Wissenschaft , 1888, p. 45, note 3.
3. Quant au nom, si obscur, natr’ (voir l’article de M. Meyer, Zeit¬
schrift fur die alttestamentliche Wissenschaft, 1888, p. 45, note 3), si le M est une lettre radicale, il (nBttb) se rattacherait à la racine îiBtÿ, qui, sous cette forme, n’est pas, du moins à ma connaissance, employée pour former des noms théophores (c’est de cette racine qu’on a formé le substantif îiBW); s’il (nstiv1) est de la racine variante de
5]û'' (?) (ou nSD, pour D), nous aurions une variante de *]DY’, écrite avec un ttf. Peut-être faut-il lire !TW' = .TBD1' (?) (cf. Renan, Histoire du peuple d’Israël , t. I, p. 112, note 2, et p. 107, note 2).
4. Le verbe *P' est apparenté aux verbes £]DK, P|db ,"!SD, etc. Peutêtre est-ce par ce dernier (USD) qu’il faudrait expliquer le nom de Joseph? La Genèse (xxx, 23, 24) nous donne deux explications pour le nom de Joseph : I. « Élohim a enlevé (PpK) mon opprobre » (en attribuant à Élohim le verbe &]DK). — II. « mT m’ajoutera (ê]D’') un autre » fils )) (en attribuant à fflrp le verbe *F). Dans ce cas, le nom de Joseph ne serait-il pas un qualificatif prophétique de Benjamin?
NOTE SUR IAKOB-EL ET IOSEP-EL
(xxx, 23, 24), un nom propre formé par la troisième personne m. s. de l'aoriste hipliil (cf. var. epw) du verbe tp' (ou ep«). Avant d’examiner chacun des éléments qui entrent dans la composition de ce nom (e^DT*) et leur transcription dans la langue égyptienne, il est bon de se rappeler que les listes de Karnak furent rédigées bien des siècles avant que la Bible fût mise par écrit1.