II. Nom théophore
Un nom théophore est ordinairement formé d’un attributif indiquant le rapport (ou les rapports) entre la personne et la divinité, et le nom (ou un qualificatif) de la divinité, soit sous-entendu, soit écrit, par exemple : le nom jnj « le
don » (en égyptien □ a d), forme pleine biurü « le don d ’el »
(el au nominatif ou au génitif), lequel correspondrait, quant au sens, au nom si curieux de Notons en égyptien un
nom propre d’une formation analogue,
û fl
ra
peti Sh 00 « le don de SheôO »* : en égyptien, les noms propres pouvaient prendre l’article. Le nom de Joseph serait, selon
I Bü-sàr, et sur le sphinx de Qourna : Bü-sr, transcription de ri'S. — ([
A-, assimilé à un mot, voulant dire reculer (cf. Mélanges d'archéologie, t. II, p. 276).
Notons
1. Que la Bible transcrira, bien des siècles plus tard : friDV.
en égyptien : ^ ^ et MJ ^
I Is aa/wv\ — TH aaama
(voir Mélanges d'archéologie , t. II, p. 272; cf. Reçue ègyptologique, t. V, p. 89, note 3[; cf. p.7, n. 3, du présent volume]). — Notons encore que souvent, à l’époque de Tlioutmès, initial ou final servait à
transcrire b et de même = “1.
2. Groff, Reçue ègyptologique, t. IV, p. 97 sqq. ; p. 98, notes 1 et 4 ; p. 150 [; cf. p. 5 sqq. et p. 7, notes 1 et 4, du présent volume].
3. Voir Groff, Reçue ègyptologique , t. V, p. 85 et suiv.[; cf. p. 24 sqq. du présent volume].