‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 66 sur 309 · Voir Dillmann, Die Gcncsis, p · texte numérisé non relu

Voir Dillmann, Die Gcncsis, p

3. Groff, Étude sur le papyrus d'Orbiney, p. 58 ; Études diverses , p. 7 et suiv.[, cf. p. 90-92 du présent volume], etc.

4. Yaho-Élohini , employé au récit du Paradis (cf. Exode , ix, 39), vient peut-être d’une double rédaction ; Yaho est la prononciation probable du tétragramme d’où l’on a fait le nom incorrect Jéhovah (Voir Rev. ègypt., VI, p. 19 et suiv.). Le Jèhociste serait, peut-être, plus correctement le Yalioiste. Élohim équi vaudrait à l’égyptien Paut-nuter-u « le cycle des dieux ». On trouve Élohim considéré comme un pluriel (voir Gen., m, 22, et cf. Pap. d’Orbiney , 9/8, 11/5, pages 26, 27, 30 et 31 de mon étude, Gen. xx, 13, et cf. Pap. d'Orbiney , pages 24, 25, de mon étude, et le roman de Sinouhit, Mèl.d'Arehèol. , III, p.75). En outre, pour le destin chez les Égyptiens, voir Maspero, Rom. et pocs., p. 24 et suiv. — Cf., à ce sujet, la création assyr. (Menant, Grarnin ., p. 378, 379, et cf. passage parallèle, texte des pyramides). Dans la haute antiquité, on rencontrait les dieux ; plus tard, ils se révélèrent en songe ( Gen ., xxvm, 12, et xxxv, 7).

5. Miqqcdem à l’Orient, de l’Orient. Selon une tradition, cette expression manquait dans le texte hébreu et syr. (voir Dillmann, Die Genesis, p. 55). On trouve des exemples où Qadim désigne le sud (voir mes Études diverses, p. 6 et p. 86-87 du présent volume). Malgré toutes les recherches, l’endroit où l’on aurait supposé situé le Paradis biblique est inconnu. Il est généralement reconnu que les versets 11 à 15 du texte hébreu, là où il est question des fleuves, sont une interpolation ; quelqu’un croyait pouvoir dire, on ne sait pas d’après quelle autorité ou tradition, les noms des quatre fleuves (?) auxquels il est fait allusion verset 10. Quant au verset 15., Dieu, après avoir placé l’homme en Éden

qu’il avait formé, mais en lui ordonnant de ne pas manger (du fruit) d’un certain arbre, car, lui disait-il, au jour où tu en mangeras, mot-tamouV .

Dieu remarqua que l’homme était seul et lui fît une compagne qui fait allusion à l’interdiction en disant qu ’Élohim avait dit, à propos du fruit de l’arbre : « Vous n’en mangerez pas et vous ne le toucherez pas, de peur que vous mourriez. »

Le serpent répète sous une forme négative et au pluriel (le noun est archaïque) la formule même que Dieu avait déjà prononcée : Lo mot temouthoun.

D’après la grammaire hébraïque, mot-tamout serait composé de l’infinitif absolu liai du verbe mot « mourir » suivi par la 2e pers. sing. de l’aor. Kal, et l’on devrait traduire : « tu mourras assurément2 ».

Suivant cette interprétation, la question serait clairement posée: selon Dieu, au jour où l’on mangerait de l’arbre on mourrait ; selon le serpent, il n’en serait rien.

La femme prit du fruit de l’arbre ; elle en mangea, elle en donna aussi à son mari, et il en mangea, et « ... furent tous les jours d’Adam, qu’il vécut neuf cent trente ans et il mourut », dit l’hiérogrammate élohiste3.

(v. 8), ne l’aurait pas placé de nouveau (notons jardin ici au/m.). Voir Dillmann, Die Gcncsis, p. 56, 63; Renan, Hist., t. Il, p. 347; Kautzsch und Socin, Die Gcncsis mit âussercr Untcrscheidumj der Queltcnschriftcn , p. 4.

1. Suivant la vocalisation massorétique (plus exactement mothtainouth). Cf. Gen., xx, où mot semble avoir le sens de « maudir o (voir partie, verset 7).

2. On trouve cette forme régulièrement employée hors du Pcntatcuque (v. I Sam., xiv, 39, xxii, 16. Cf. un exemple de la transcr. de cette forme Anast. F, pl. 18, 1. 3, 4, qui est à noter à un point de vue grammatical ; cf. McL d’arc h., t. III, p. 142, 148 s., etc. Peut-être l’expression mot-tamout est à rapprocher de celle du bcnc-tcmoutha ( Ps lxxix, 11, eu, 21).

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