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Le serpent était donc la plus haute autorité, car il aurait eu raison : résultat bien inattendu et peu en accord avec l’esprit général du récit. On a proposé d’interpréter mottamout par « devenir mortel », mais cette interprétation serait loin d’être une amélioration : d’abord elle manquerait d’appui lexicographique, de plus elle serait en contradiction flagrante avec l’affirmation qu’en mangeant « de l’arbre de vie » on vivrait éternellement1 2.
Selon la suite de la narration, nprès avoir mangé du fruit de l’arbre, ils entendirent la voix de Yaho-Élohim se promenant dans le jardin lerouah hcujyom \ Alors Dieu apprend qu’on avait enfreint son ordre. Il dit au serpent : arour atta « tu es maudit ». Suit la malédiction de la femme ; Dieu dit à l’homme : « (Adam), le sol (Adama) est maudit à cause de toi, avec douleur tu en mangeras tous les jours de ta vie... jusqu’à ce que tu retournes au sol, car de lui tu as été pris. »
Voici la réalisation de la menace exprimée par mot-tamout, qui serait alors une formule de malédiction ; le serpent le considère ainsi, car il place la négation avant le mot mot et non après. Le verbe arar servirait à exprimer une simple malédiction, mais mot-tamout serait bien plus terrible et comporterait la nuance de la mort.
Peut-être cette interprétation du texte biblique est-elle confirmée par un passage du papyrus égyptien où est raconté le Roman des deux frères. La scène se déroule à l’époque préhistorique des Horsésu. L’un des frères, Batau, habite une sorte de paradis que le texte intitule le lieu, place ou endroit de l’arbre as3. Ce fut dans cet olympe égyptien qu’il