Cf. La Genèse , ii, 4, v. 1, etc
3. Voir U. Bouriant, Fragments bashmourigues, clans les Mémoires de l’Institut égyptien, t. II, p. 524, etc., et Peyron, Lexique , p. 40.
4. Peut-être iuoul (iuour) n’est qu’une forme vulgaire de aal-aul; en tout cas, iuoul (iuour) semble correspondre plus exactement à la forme sémitique que aal-aul, etc. Quoique ce nom fût employé pour désigner le Nil, on le trouve dans la Bible, où il n’est nullement question de ce fleuve, ce qui donnerait lieu de croire que les Sémites auraient assimilé le nom propre du fleuve, usité chez les Égyptiens, à un nom sémitique, ou bien que le mot employé par les Égyptiens est un emprunt (comme, par exemple, iuma, hébr. y dm «mer», Barkabutu, transcrit au pluriel du sémitique Bereka «réservoir, piscine», cf. birka; Bar , hébr. Be3er, ar. bir) fait par les Égyptiens aux Sémites; mais il est probable, d’après les exemples, que ce mot fut d’abord emprunté par les Sémites 'aux Égyptiens comme nom propre du Nil, puis fut employé comme un mot sémitique (cf. Gescnius, //. IV. B., p. 314). Voir De-
LE NIL
Selon la Bible, un Pharaon, à l’époque des rois pasteurs, rêva qu’il « se tenait sur le bord du fleuve » (âl-sephat haifor) b Ici, il est forcément question du Nil ou d’un de ses embranchements; de même (Exode, y ii, 20), où il est dit : « et furent changées toutes » les eaux qui (furent) dans le fleuve ( bayor) en sang ». Le singulier et le pluriel de ce mot semblaient avoir été, en quelque sorte, synonymes, car, référant à ce miracle, le psaume 78-44 porte : « et il changea en sang leurs rivières » (ydorêhèm), encore il est dit (Isaïe, vu, 18) que « Yaho appellera les mouches5 qui (sont) à l’extrémité des fleuves d’Egypte » (y doré miçrayim).
Assurbanipal raconte: « Lorsque Téarco apprit l’approche de mon expédition, il abandonna Thèbes, sa capitale, et franchit le fleuve du Nil. » Le mot Ja-nd'u du texte cunéiforme correspondrait à une transcription de iuoul-âa (iuour-âa), « la grande rivière », le Nil b Darius dit, selon le texte persan de la stèle de Chalouf : « J’ai ordonné de creuser un canal à partir du fleuve nommé le Nil, qui coule en Égypte », etc. Le nom que porte ici le texte est p-i-r-a-v ; Il se décompose en p, article égyptien, masculin singulier, ir correspondrait au démotique il = ir « rivière » et av, probablement de même que dans l'inscription assyrienne \i, est l’équivalent de l’adjectif égyptien âa « grand » . Pirav serait donc la transcription de p-il-âa (pir-âa), a la grande rivière», le Nil b L’article égyptien, traité ici comme fai—
litzsch, Wo lag das Paradies? p. 312; cf. Maspero, Du genre èpistolaire, p. 9 et p. 46, note.