‹ Œuvres égyptologiques de William N. GroffChapitre 81 sur 309 · Litt. : « Sifflera Yaho à la mouche », etc · texte numérisé non relu

Litt. : « Sifflera Yaho à la mouche », etc

3. Oppert, Les rapports de l’Égypte et de l’Assj/rie, p. 68, 85 et 100.

4. Voir Oppert, Les rapports de l’Egypte et de l’Assyrie, p. 100, 125 et suiv., et Recueil de Trac aux, t. IX, p. 131 et suiv., surtout p. 153 et note. Peut-être peut-on discuter s’il ne faut pas lire le signe que porte le texte persan, L au lieu de R; dans l’écriture persane, les deux signes L et R ont une certaine ressemblance. Le signe que porte le texte persan ressemblerait au la babylonien, avec le trait supprimé qui le

LE NIL

sant partie du mot1, est un fait assez connu d’ailleurs; notons, comme exemple, avec l’article masculin singulier, iurna = ira « mer)) en copte iuojul(t), et arabe el-fayum « le Fayoum » 2 ; avec l’article féminin singulier, Mer, l’inondation du Nil, en copte, jmepe, en arabe, damira « la saison de la crue du Nil » 3 . Le mot ms/tu « crocodile » de l’ancienne langue est transcrit en arabe tiinsah , avec l’article féminin, et en assyrien nam-sa-hu, avec l’article égyptien du pluriel na’' .

Enfin, dans la stèle d’Alexandre, il est question de « tous les embranchements du fleuve ( aul-aur ) qui vont à la mer 5 )). En l’an IX de Ptolémée Évergète Ier (238 avant notre ère) fut promulgué le décret de Canope, selon lequel « il y avait une fois une crue du fleuve (^-z-xg.-'^) insuffisante ». La version hiéroglyphique dit : « Or, voici arriva une année du Nil (Hcip) insuffisante, en leur temps. » Le démotique porte : «puisque futuneeau(signedel’eau) petite souseux» 6. Dans un passage analogue du décret de Memphis, il est dit :

précède. Voir Halévy, Note sur l’origine de l’écriture perse, dans le Journal asiatique, t. VI (1885), p. 480 et suiv.

1. Notons en hébreu le mot ;/e’or déterminé par l’article; cf. Paur, le Nil, Pierret , Vocabulaire, p. 145.

2. Voir Pierret, Dictionnaire d' archéologie égyptienne, p. 66, et Peyron, Lexique, p. 58.

3. Du verbe da-me-ra «passer la saison du Nil»; voir Ivabis, Mémoires de l’Institut égyptien , t. I, p. 19.

4. Voir Oppert, Les rapports de l'Éijiipte et de l’ Assyrie, p. 10 (cf. p. 9?).

5. Voir Maspero, Histoire ancienne, p. 625 et suiv., et la stèle d’Alexandre au Musée de Gizéh, n° 283 du Catalogue.

6. Pour le décret de Canope, voir Miller, Journal des Savants, avril 1883, texte grec et traduction; Pierret, Le Décret trilingue de Canope, texte hiéroglyphique, traduction, etc.; Revillout, Chrcstomuthic démotique, p. 125 et suiv., textes démotique et grec, traduction; Groff, Les deux versions démotiques du décret de Canope, textes, traduction, commentaires.

LE NIL

« Le Nil ( NsTXoç ) 1 ayant fait une grande crue dans la VIIIe année de Ptolémée Épipliane (198 avant notre ère), inondant les plaines, le roi l’a contenu, en beaucoup de lieux, en fortifiant l’embranchement des fleuves ( TtOTOCUo!) 2 )). Le texte démotique dit qu’il « endigua les embranchements du fleuve ( neial-u )... Il amena troupes, fantassins et cavalerie, au lieu des embranchements du fleuve (ne-ial-u) nommés... à cause. des (inondations) de l’eau (sig. de l’eau) qui étaient grandes, en l’an VIII3 ».

A l’époque ptolémaïque, fut faite une traduction grecque du Pentateuque. L’hébreu ye’or, dans le passage précité de la Génèse, y est rendu par wcapôç; la version copte rétablit, sous la forme ie.po, l’équivalent d’un nom populaire des anciens Égyptiens.

Dans le roman démotique de Setna (une composition de la fin des Ptolémées ou commencement de l’époque romaine), il est question d’un écrit magique4 5, au moyen duquel « on pouvait charmer le ciel, la terre, l’abîme, les montagnes, les mers ( ne-im-u ) ». Cet ouvrage fut « au milieu de la mer de Coptos ( n-p-im-n-Kebt ). Arrivé au lieu, Ptalineferka fit descendre des ouvriers dans le fleure ( e-p-im ), puis il y avait une agitation fluviale ( ua-us-n-il ) 3. Ayant

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