Voy. Histoire du Peuple d’Israël , t. I, p. xxv et suiv
2. Cette interprétation, quoique peut-être vraie quant à l’esprit de la narration, ne serait pas tout à fait d’accord avec le récit aux iie et m' chapitres de la Genèse. Voy. Renan, Histoire , t. II, p. 342. Cf. mon étude sur l’expression Mot-Tamout, Bulletin de l’Institut égyptien, novembre 1892[, et p. 103-llf du présent volume].
NOTICE SUR M. ERNEST RENAN
Jadis, M. Renan faisait un cours d’épigraphie sémitique. Les anciennes inscriptions sémitiques, écrites en caractères alphabétiques, sont loin d’offrir une importance égale ; il y a, depuis les magnifiques inscriptions de Byblos, du roi Eschmounazauet d ’Oumm el-Awamid, cette dernière découverte par M. Renan, jusqu’aux noms des voyageurs écrits en souvenir de leur passage.
Beaucoup d’inscriptions se rapportent, soit aux croyances religieuses, soit aux usages des cultes, par exemple, une sorte de décret fixant les frais du sacrifice1. M. Renan aimait à nous rappeler que le sacrifice eut son origine dans une idée bien vieille. L’homme traita les dieux comme il aurait traité un supérieur, ou comme il aurait voulu êtretraité par un inférieur. On croyait pacifier ou gagner la protection d’une divinité, soit en lui promettant2, soit en lui donnant quelque chose ; ce qu’on offrait pouvait avoir une certaine valeur3 4 ou bien n’être qu’une pierre dressée avec une inscription explicative1.
En relevant et comparant les caractères employés aux différentes époques dans les inscriptions, on peut dresser un tableau comparatif, suivre et rendre compte des diverses
1. Le mot kalil « holocauste » employé par le tarif des sacrifices est, probablement, un mot égyptien qui a passé chez les Sémites avec les usages du culte empruntés par eux de l’Égypte- Voy. Groff, Les deux versions dèmotiques du décret de Canope, introd., p. 6[, et p. 55 56 du présent volume]; cf. La Pyramide d’Ounas, Recueil , vol. IV, p. 61.