Voy. Gesenius, H. W. B., p
2. Brugsch, La table ethnique des anciens Égyptiens, dans la Revue ègj/ptologique, t. II, p. 322 et suiv. Les anciens Égyptiens auraient fait, mais en sens contraire, ce que font en Égypte les Arabes de nos jours. En arabe littéral, on a conservé l’ancienne orientation sémitique :
côté gauche, nord; jju côté droit; sud, puis orient,
occident. Mais, en Égypte, le fellah , se figurant suivre, flotter, avec le cours du fleuve, tourne sa face vers le nord, qui est le i£
vers la mer « nord » « sud », par suite « orient » reçoit la
signification de «droite» et <J,j. « occident » devient la «gauche ». Voy. Yacoub Artin Pacha, Bulletin de l’Institut égyptien , 1891, p. 265. Cf. « La terre est au milieu de l’univers comme un homme couché sur le dos et regardant le ciel. . . Elle tourne ses regards vers le ciel comme vers son père. . . Elle a la tête placée du côté du midi, l’épaule droite vers le vent d’est, la gauche vers le vent libyen, les pieds sous l’Ourse. . . » Hermès Trismêgiste, éd. Ménard, p. 205. — On voit sur des sarcophages, etc., la terre, Seb, représentée par un homme couché, recouvert de feuillage ou peint en vert; au-dessus de lui est le ciel, la déesse Nout, soulevée par Shou (peint eu rouge). Voy. Sarcophages des grands prêtres d’Ammon au musée de Ghizeh, et Mèl. d’archèol ., t. I, p. 117.