NOTICE SUR ANDRÉ CHÉNIBR PAR PALISSOT
Ghcnier (Marie de Saint-Andié), frère aîné du précédent. C'est à son insu que nous nous permettons de le révéler à la renommée, persuadé qu'il voudra bien nous pardonner de le comprendre dans cette espèce de tableau de famille que nous venons de tracer, et dont nous aurions trop de regret de l'exclure, en cédant à sa modestie. Avec moins d'empressement de se produire, et un désir de gloire non moins vif que celui de son frère, mais auquel il sait commander, jusqu'à présent il ne paraît occupé, si nous l'osons dire, qu'à méditer sa réputation dans le silence. Qu'il nous permette, cependant, l'expression du plaisir que nous ont fait le peu d'ouvrages qu'il a bien voulu nous communiquer. Peut-être ayonsnous été moins frappé des talents qu'ils annoncent pour la poésie, que d'un caractère de pensée mâle et profonde, qui ne peut appartenir qu'à l'homme de génie.
Lorsque tout semble nous précipiter* vers la ruine des arts, c'est pour nous une satisfaction bien pure et bien douce que de pouvoir encore annoncer à notre patrie des jours de gloire, et de trouver dans une même famille les motifs de tant d'espérances. /
* Œuvres de Palissai, Paris, 1788. — Celle oolicc sur André Chénier, qui
vicni uprèà ce'lc.> consacrées à M. Louis de Chénier et à Marie-Joseph, ^e
trouve uu tome 111, pages 1*25 cl 124. Elle esl 1res- remarquable par la date à
aqueile elle a été écrite. Le Brun, duos son Epilre, et Palissot, dans ceUe
notice, onl tous deux présagé le génie d'Audré Chénier, et devancé le juge-
aeat de la postérité.
APPENDICE. ax