‹ Œuvres en prose de André ChénierChapitre 3 sur 121 · IV AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

IV AVERTISSEMENT

déterminé avec attention la date des morceaux posthumes^ ce que rendaient facile les allusions qui y sont contenues. Nous avons ensuite formé quatre groupes, correspondant au\ quatre divisions précédentes, de tous les Fragments politiqy£S.

Nous avons enfin, sous le titre de Mélanges et fragments historiques et littéraires^ rassemblé toutes les pièces, non politiques, qui ont été conçues sous une inspiration historique, artistique et littéraire. En dernier lieu viennent les Lettres.

Dans l'édition de 1840, après les pièces authentiques, vient une série de plusieurs pièces attribuées à André Chénier. Il y avait la, au point de vue d'une critique un peu en éveil, une question délicate à résoudre. Après de longues réflexions, après une étude attentive du style et des idées d'André Chénier, nous sommes arrivé à cette inébranlable conviction qu'aucune de ces pièces n'est de lui.

D'abord les articles publiés dans le Journal de la Société de 1789, dans le Moniteur, dans le Journal de Paris, sont tous signés. Dans ce dernier recueil il a même eu soin de dire, dans son article du 26 février (p. 151), qu't7 signera tout ce qu'il publiera, eldans son article du 14juin (p. 229), quil a signe' tout ce qu'il a publié. Il faudrait donc, pour lui attribuer quelques-uns des articles anonymes du Journal de PariSf se former à leur lecture une conviction morale supérieure à ses propres affirmations. Tel n'est pas le cas. Et sans examiner un à un les morceanx qui lui sont attribués, dont quelques-uns paraissent être de Suard ou de Dupont de Nemours, nous dirons que les Lettres à un membre de V Assemblée nationale sur la déchéance du roi n'ont aucun rapport, même lointain, avec les articles sortis de la plume d'André Chénier. Il était encore malade, à Tépoque où elles parurent ; mais surtout elles fourmillent d'expressions impropres et

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