SUR L'ÉDITEUR DES LETTRES DE MIRABEAU
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Il vient de paraître une volumineuse collection de lettres del ^ Mirabeau à sa maîtresse et à d'autres personnes*. L'intérêt du| ^
* Ces observations parurent, le 12 février 1792, dans le quatorzième I E supplémonl du Journal de Paris. Contre le gré d'André Chénier, ainsi I ^ qu'on le verra dans le post-scriptum qui termine l'article suivant, 1 [ elles avaient été publiées sans sa signature. Beaucoup de personnes les 1 " attribuèrent à Suard, entre autres le rédacteur d'un article intitulé : 1 l Les mânes de Gabriel Mirabeau à l'éditeur de ses IjCllres à Sophie, | et inséré dans le n» 137 des dévolutions de Paris : « Vois à quoi tu I f t'exposes, dit-il. Déjà un Suard (ce nom renferme tout ce qu'on peut U dire de pis à un homme) s'égaye à tes dépens dans le quatorzième supplément du Journal de Paris, et te traduit avec succès au tribunal du ridicule. » Suard, d'ailleurs, comme André Chénier, s'égaya aux dépens du procureur-syndic de la Commune; il publia dans le seizième supplément du Journal de Paris, le 18 février, un article satirique, intitulé : Apologie de Manuel, et signé seulement des initiales de ses pronoms/. B. A. (Jean-Baptiste-Antoine).
* Lettres originales de Mirabeau, écrites du donjon de Vincennes, pendant les années 1777, 1778, 1779 et 1780, contenant tous les • détails sur sa vie privée, ses malheurs et ses amours avec Sophie 1 Jlaffei, marquise de Monnier, recueillies par P. Manuel, citoyen français, 4 volumes in>8*. Avant môme l'édition française, annoncée