‹ Œuvres en prose de André ChénierChapitre 73 sur 121 · SÏÏR BRISSOT ET LE PATRIOTE FRANÇAIS · texte numérisé non relu

SÏÏR BRISSOT ET LE PATRIOTE FRANÇAIS

Paris, le 26 juillet 1792.

Le libelliste qui barbouille' avec de la fange* et du sang les premières pages du Patriote français a pris aujourd'hui

* Publié, le 21 juillet 1792, dans le Journal dé Paris. Le bruit d'un changement de ministère s'était répandu dans Paris le 18 juillet. On lit, en effet, dans le Courrier français du 20, dans l'article Paris, daté du 19 : « On avait publié hier, et ce bruit avait clé recueilli par les journaux du soir, que M. de Lafayctte avait donné sa démission, et que les ministres actuels étaient remplacés par MM. Senran, Clayières, Roland, et quelques autres citoyens, connus par leur patriotisme. »

» Publié, le 27 juillet 1792, dans le Journal de Paris. Ce fut le dernier article que fit paraître André Chénier.

^ André Chénier renvoie ici à Brissot, en aiguisant cruellement le trait qu'il lui lance, l'expression dont l'auteur du Patriote français, dans son numéro du 5 juin, s'était servi pour désigner André Chénier, et son article paru, le 5 juin, dans le Journal de Paris c Un étranger, tant soit peu autrichien, avait dit Brissot, barbouille huit colonnes dans le Journal de Paris, à raison de deux cent seize livres, etc. »

* Ce trait est dur, et sans doute il dépasse le but. Mais deux ans auparavant il était parti de la main de Brissot lui-même, dirigé contre Mallet du Pan : « Il faut Tabandonner à la fange où il croupit, et ne pas salir nos lèvres ni notre plume de son nom. »

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