‹ Œuvres en prose de André ChénierChapitre 95 sur 121 · SUR LE MARQUIS DE YILLETTE · texte numérisé non relu

SUR LE MARQUIS DE YILLETTE

... Et pour vous montrer que l'on peut suivre ce parallèle, jusque dans les minuties les plus imperceptibles, quand on lit dans les journaux des lettres signées Charles Villette^, où l'on

' C'est Eupolie qui, dans sa comédie des Baptes (Biitroct), avait traduit sur la scène les turpitudes des initiés au culte, de Gotytto, et c'était Alcibiade e't ses compagnons de débauche qu'il avait imaginé de représenter sous le masque de ces initiés. Ceux-ci pour se venger le précipitèrent, dit-on, dans la mer. Mais l'Kistoire est plus que douteuse. Voyez les Fragments des poètes comiques, édition Didot, page 157.

^ Le tribunal du 17 août. Ce passage donne la date de ce fragment : il doit avoir été écrit en octobre ou novembre 1792.

^ Le marquis de Yillette, un ci-devant grand seigneur, devenu le plus pétulant des Jacobins. Dans une lettre, adressée au Journal de Paris, le 14 mars 178G, il s'élevait contre l'usage des clubs, cette importation anglaise, et attribuait à ces congrégations d'hommes la perte , des moeurs et de l'urbanité. Ce petit homme, léger et vicieux, avait bien

voit ce petit homme qui babille et remue sans cesse aliu qu'on Taperçoive, et qui se travaille à paraiti'e avoir de Tesprit aux dépens de quiconque n*est pas en faveur à la cour des Jacques, ne faut-il pas être frappé d'un aveuglement profond pour méconnaître dans ce personnage le bouffon en titre dont les gambades faisaient rire les anciennes cours féodales, et qu'on appelait le fou du roi?

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