Ibid. page lxxxviii
lîl. C.
XLvi LE PROCÈS
des livres à Allin, on faisait passer toutes les lettres qui pouvaient contenir des instructions et des renseignements au dehors. Des cordes, des draps devaient servir à l'évasion des premiers, pendant la nuit, qui, réunis à leurs complices du dehors, se seraient emparés des portes et auraient facilité les manœuvres et les violences qui se seraient pratiquées dans l'intérieur par les détenus complices de ce complot. Les discours tenus par Allin et autres chefs de la conspiration, contre la Convention nationale et surtout les représentants du peuple membres des Comités de salut public et de sûreté générale, prouvent l'usage que ces conspirateurs voulaient faire de leur liberté pour dissoudre, par l'assassinat et le meurtre des députés, la représentation nationale.
Des ex-nobles, des ex-prétres étaient, comme dans toutes les autres maisons d'arrêt, les complices de cette conspiration et comptaient sur son succès comme le signal de la contre-révolution qu'ils n'ont cessé de méditer depuis que le peuple français, dont ils sont les plus cruels ennemis a brisé les fers de l'esclavage sous lequel il gémissait.
En effet, Maillé fils et son parent, etc., etc.
D'après l'exposé ci-dessus l'accusateur public a dressé la présente accusation contre les susnommés pour s'être
déclarés les ennemis du peuple français en et' encore
en conspirant dans la maison d'arrêt dite Saint-Lazare, à l'effet de s'évader et dissoudre, par le meurtre et l'assassinat des représentants du peuple, et notamment des membres des Comités de salut public et de sûreté gêné-" raie , le gouvernement républicain et de rétablir la royauté.
D'ANDRÉ GHÈNIER xlvi