‹ ŒuvresChapitre 12 sur 16 · SH · texte numérisé non relu

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(7<) Le chevreau , la brebis , touvent un bœuf eniier, Tont-è-conp cngloOtU dans son large gosier.

Le serpent devin {boa constrictor) y qui a quelquefois jusqu'à quarante pieds de lon^eur, fait sa proie des plus gprands animaux. •

(79) Mais bientôt expiant sa fureur dévorante , n s'efidort sous le poids de l'énorme festin.

Tous les serpents , quand ils ont avalé quelque animal , considérable pour leur volume , passent quelques jours à le digérer dans une sorte de stupeur léthargique.

(**) Telle est de son poison la violence extrême , Souvent par sa piqAre il se détroit lai-méme.

Dans les temps chauds , la morsure du serpent à sonnette est quelquefois mortelle en peu de minutes, et la mort qu'elle procure est promptement suivie d'une décomposition générale. Si on irrite ce reptile , et qu'en se débattant

U vienne à se piquer lui-même , il se tue.

(**) Ici nous déguisant son approche mortelle. Ailleurs faisant crier sa bruyante crécelle

Le serpent à sonnette est nommé ainsi , parcequ'il porte à l^Ktrémité de sa queue une suite d'anneaux mobiles , d'une substance écailleuse , mince, et sèche , qui font , lorsqu'il rampe, un bruit capable d'avertir les passants de son

approche , mais à quelques pas seulement. •

(*') Couvé dans sa oocpiille on formé tout vivant.

Les couleuvres pondent des œufs , mais les petits des vipères éclosent dans leur corps ; c'est même de là qu'elles ont tiré leur nom : vipère est une contraction de vivipare.

(*^) Redoutable potion, remède salaUiirc.

L\incienne pharmacie employoit beaucoup Falcali volatil tiré de la vipère , et le croyoit sui^tout propre à çuërir les blessure» de ce serpent. L'on sait aujourd'hui que toutes les substances animales donnent le même alcali , et Ton nWdonne plus guère que des bqiiillons de vipère ; encore est-ce un de ces remèdes fondés pfutôt sur des anciennes traditions que sur des expériences bien certaines. •

('^) Paretscux en hÎTer, plein d*ardenr au printemps.

Dans nos climats tempérés , les serpents passent la saison froide dans une léthargie plus ou moins complète; au retour de la chaleur, ils changent de peau , et reparoissept

ornés de couleurs plus vives.

(^) FaTori d'Esculape , et remblème dn temps.

Plusieurs des peuples de Guinée ont un serpent pour, fétiche ou dieu local ; mais les peuples les plus éclairés ont aussi rendu des hommages à cet animal. C'étoit lui qui représentoit Esculape à Épidaure ; et les Égyptien^ ont place sur tous leurs monuments le serpent Ajé^ parcequ'il se relève quand on l'approche , comme s'il vouloit défendre le champ où il se trouve. Ils en avaient fait en conséquence Pemblème du dieu conservateur de l'univers. On sait#Bsez le rôle précisément contraire que lui fait jouer la Genèse.

(S^) Observes cet oiseau redouté des reptiles. /

La cigogne.

("7) L'une en ces longs canaux oà pétille le feu.

L'hirondelle de cheminée.

(**) Soai nos toits, snr nos mors hospitaliers pour elle, Construit de ses enfants la demeure nouTeUe.

L'hirondelle de fenêtre ^ le martinet.

{h) Ici l'aokonr craintif les cache sous la terre.

Le troglodyte, 1^ plus petit de nos oiseaux de France,

niche dans 4es trons souterrains.

(>*) Là, de leurs ennemis pour ériter la guerre, ^r • Les suspend aux rameaux mollement balancés ; Et dans ce doux hamac les enfants sont bercés.

La mësange panduline suspend , par quelques hrins

d'herbe , à une branche fleidble , son^nid , qu'elle forme dés

plus doux duvets. >

(9*) Voyez , de ses enfants préparant le séjourv En architecte adroi^, mais en père timide , Cet oiseau leur construire une humble pyramide.

Le plus remarquable de tous les nids d'oÎBecax est cdui d'une espèce de troupiale d^ Arnaque.

Il est suspendu par un long cordon tissu d'herbe; sa

forme est celle d'une bourse étroite en haut , élargie en bas ;

l'entrée est par le cuté ; mab loin de consister dans tm simple

trou , c'est un canal , une soirte de cheminée renversée, dont

l'orifice est vers le bas. L'oiseau qui vole y pénétre aisément ;

mais les reptiles ou les quadrupèdes qui seroient grimpés le

long des braliches ne peuvent y arriver.

(9>) Même les noi^Tean-nés qui, par de foibla soas, Sembloient en gaxonilbnt essayer leurs chansons.

Les migrations des oiseaux , et sur-tout l'inquiétude qu^ manifestent subitement à Fépoque de ces voyages de jeunes oiseaux couvés et éclos dans une maison, où ils n'ont jamais vu d'autres individus de leur espèce , sont au nombre des

efFets les plus marqués et les plus extraordinaires de ce que

nous avons nommé Finstinct.

(9>) Tel ce moineau fameux, digne sujet de larmet. •

Celui de Lesbie, si bien chanté par GatuUe, qui lui est redevable de deux pièces charmantesr Elles sont si connues, que nous pourrions nous dispenser de les reproduire ici; mais elles sont sijolies , que ceux mêmes qui les connoissent le mieux noi^^puirons g^ré de les leur faire relire encore.

AD PASSERÉM.

l^aster^deliciae meae puellae, Quicum lude^ , quem in sina tenere Quoi primUm digitnm dare adpetenti , Et acres solet imitare morsus , Qunm desiderio meo nitentî • Gamm nesçio qnid libet jocari , Ut 9olati<4kni sui doloris , Credo, ut tum gravis acquiesçât ardor :

Tecum ludere , sicut ipsa , possem^ Et tristes animi lerare curas , Tarn gratum mihi quam fernnt ptfeUae

Pemici aureolum fuisse malnm. '

Quod xonam solttit dtu ligatam.

Heureux moineau , délices d'npe amante *

Qui te récfaanlfe en son sein caressant , ^

Qui sur ton corps glisse sa main charmante , Et de son doigt nargue un liée agaçant.

Quand loin de moi sa flamme la tourmente :

Ah ! laisse au moins ce plaisir innocent Charmer un peu l'ennui qu'elle ressent !

• Heureux moineau ! délfces d'une .amante , Si tes ébats calmoient l'ardeur brûlante^ La soif d'aimer qui dévore mon cœur.

Je me croirois plus heureux qu'Atalante, An doux moment que d'u n jeune vainqueur La ponune d'or efBetirant la verdure , Conquit enfin sa pudique ceinture.

MOLLEVAVT.

DU âpANT VII.

FUNUS PASSERIS.

Lugete, o Vénères ^ Cttpidinetqne, Et qnantam eit hominiim ▼ebuttidhiin !

Puser mortniii est mèae poeUc, Passer delicbe me» pnellae , « Qaem plds iUa sais oculis amabat.

Nam meliitas erat , soamqpe dorât Ipsam tam bene y qnam paella matrem ; Nec sese a gremis illius motebat, €ed circnmsiliens modabac, modo fllac. Ad solam dominam nsqœ pipilabat , Qoi nanc it per iter tenebricosam , lllac, ande negant redire qaemqaam.

At Tobis maie sit , malae tenebrae Orci , qaae omnia bella deroratis !

Tam bellam mibi passerem abstalistis.

'O factam maie ! o miselle passer, •

Taa Donc opéra mesepoelbe Flendo targidali rubent oceUi.

Grâces , pleures ; pleurex , tendres Amoors ! Pleurez...! La mort de l'oiseau de Lesbie En jours de deuil doit changer tos beaux jours ! Oui, c*en est fait; et la Parque ennemie Vient de plonger dans la nuit du tombeau Le seul oiseau que chéfissoit Lei^e :

Pleurez... ! Lesbie a perdu son moineau.

Qu'il ëtoit doux ! comme il savoit lui plaire ! Jamais enfant cônnut-il mieux sa mère?

Ab! de son sortcombienj'ëtois jaloux, Quand sur le sein de délie que j'adore U se plaçoit, sans craindre son courroux; En liberté jouoit sur ses genoux , Puis s'euToloit , pour revenir encore!

Et maintenant , dans l'infernal séjour

^Le malheureux erre au milieu des ombres !

n a déjà passé ces rives sombres.

Ces tristes bords , qu'on passe sans retour ! Que je te hais , empire du Tartare !

AKme afifreux , pour qui rien n*est sacré !

Où tout périt, par l'oiibli dévoré !

, Divinités de l'Achéron avare !

fm NOTES DU CHANT VIL

Et toi tnr-tont , l'antenr de un$ not muaz , Qai noat ravis Toitam le ptni. aimable, lie plu aime , le pliu beau <b» oifMas ; Qnc je te hait, 6 Hon impttojaUe 1 Applandit-toi de not jnstci donWnf», Voit-tn Lediie? Hâai! diliicii! cat flalKf Qni de ces yeux «obIcdi nv joo TÏf^»

Grualle mort!... CM plcaia aopt u» owfli^?

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