‹ ŒuvresChapitre 111 sur 164 · Allusion au roman dM tala · texte numérisé non relu

Allusion au roman dM tala

DK CÉLINE 30'

Des vrais amours c'est le théâtre, lîeureuse (V'iine! En marcliant, La ronce el le caillou tranciiaiit Ensanglantent tes pieds d'albâtre ; Mais ils sont vierges ces cailloux, Vierges ces ronces ; quel délice !

Vierge encore est ce précipice :

Pourquoi fuir un danger 'si doux?

Dans ce moment vers notre belle Un homme accourt, noir, sale et nu.

Debout il reste devant elle.

Et regarde : cet inconnu Est un sauvage véritable, Étranger aux grands sentiments, Bien indigène, et peu semblable Aux sauvages de nos romans.

c( Je t'épouse ; mais rien ne presse.

)) En attendant, prends sur ton dos » Ces outils, ces pieux, et ces peaux. )) Double ta force et ton adresse :

» Au pied de ce cottîau lointain •> Cours vite ; choisis bien la place, » Et bâtis ma hutte. Demain » Je te rejoins, et de ma chasse » Pour moi tu feras un festin :

» Je pourrai t'en livrer les restes.

Page 1