‹ ŒuvresChapitre 157 sur 164 · A MON FRÈRE · texte numérisé non relu

A MON FRÈRE

nicrs cl. d'orangers, nt de jolies maisons de rampaane dispersées sur ces collines.

Nous eûmes dans la matinée une audience iiuliliiiue du vice-roi. Le palais est vaste; mais l'extérieur et ce ([ue j'ai vu de l'intérieur ne répondent pas à la richesse de la colonie. On nous reçut d'abord avec cérémonie dans une grande avant-salle; puis un rideau se leva, et nous laissa voir le vice-roi environné de toute sa cour. Il nous reçut poliment, accorda au capitaine la relâche, et aux passagers la permission de se promener dans la ville. Après l'audience, nous fîmes des visites militaires, et nous revînmes dîner à bord. Il nous est défendu de manger à terre, et encore plus d'y coucher ^

La ville est grande ; les maisons sont basses et mal bâties; les rues bien alignées, mais fort étroites.

Après midi nous descendîmes à terre. Trois ofliciers vinrent nous recevoir sur le rivage; c'est l'usage ici : les étrangers sont toujours accompagnés. Nous allâmes à une foire qui se tient à une demi-lieue de la ville. Ciiemin faisant, j'eus le plaisir de voir plusieurs Portugaises qui soulevaient leurs jalousies pour nous examiner. 11 y en avait très-peu

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