M. r.-A. Fionnitii.o
X PARNV
(|ii(''iii' <'l à admirer ces fortes cïioses à la sueur de l«'ur Iront, en aient la satisfaction et forgueil, je ne trouve rien de mieux : mais que des esprits médioei'cs et moyens se donnent les airs d'aimer et de préférer par elioix ee qu'ils iieusseiit jamais eu lidée de touelici* et dellleurer en dauties tenq)s, voilà ce qui me tait sourire. Un des derniers traducteurs de Dante, une manière de personnage politique, me faisant un jour riionneur de mapporter le premier volume de sa tradeiCtion. me disait dun air déi-at:!' : * Je Tai traduit avec rliarme. » C'est là de la fatuité. Ce même homme . il y a trente ans, eût traduit Horace à la suite de Daru. arec charme, ou plutôt par mode encore, tout coiniiie depuis il avait t'ait pour Dantf. il n'en est pas moins vrai que nous tenons tous plus ou nioins de cette nouvelle et rude éducation que Ion . -est donnée: nous avons repris à la scolastique (^-t au ij;otliiquo par quelque bout; le moyen âi<e s'impose à nous, il i.ous domine : un ])eu de Sic ei non a bien son cliarnie ; nous avons tous, à dose.s ])lus ou moins inéi-ales, avalé de rOzanam. de cet ardent et vigoureux écolier dont ils sont en train de faire un- grand homme. Ce qui nir eoiisdit'. c'est que les gens (res])riî de ces doctes iiV'iK'ralions assnn'iil (pic critc \(»ie est la meil-
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loiire. en drUnilivc. |)Oiii' en revenir à uppivcifM' (oui ce qui rentre dans le i^'énie de la Fi'anee. et ce (|iii exprime le jj^oùI français. Ksl-il donc bien nécessaire d'en i)asser par la niélliode de (ierviinis pour sentir et înliniivr la Fontiiine:' Poin- laire.à (iresset sa vraie place, ponr réserver le rani;' (pTelle mérite à une éléi'ie de Pariiy. esl-il donc indispensable davoir l'ail le tour dés lilléraliu'es. d'avoir In les Xiebelun- (jpn, el de savoir par cu'ur des stances mystiques de Calderon :* Peul-étre. C'est, dans tous les cas. Il' clieinin le plus loni;-, et le jour où Ton rentre au loiçis, on court risque d'être si fort falii;ué. que le sommeil s'ensuive. Le simple fruit (ju'on se proposait de déi^uster au retourne sera-t-il pas de bien mcu de saveur pour un palais blasé el dédaii^neux ?
J'admets pourtant qye si un peu de science nous éloigne, beaucoup de science nous ramène au sentiment des beautés ou des grâces domestiques: et alors l'élégie de Parny. vue à son lieure. est, en effet, une des productions de l'esprit français qui mérite d'être conservée comme spécimen dans l'immense herbier des littératures coni|)ai*ées. Sans y mettre tant de façons, revoyons-la un monient . vivante e( dans sa Heur, sous ce règne de Louis XYL pendant les dix