DEF.IRE
Partout mes yeux reconnaissent l'albâtre, Partout mes doigts effleurent le satin.
Faible Pudeur, tu résistes on vain, Des voluptés je baise le théâtre.
Pardonne tout, et ne refuse rien, Éléonore; Amour est mon eomplice.
Mon corps frissonne en s'approchant du tien. Plus près encor, je sens avec délice Ton sein brûlant pal[iiler sous le mien. Ah! laisse-moi, dans mes transports avider, Boire l'amour sur tes lèvres humides.
Oui, ton haleine a coulé dans mon cœur; Des voluptés elle y porte la flamme :
Objet charmant de ma tendre fureur, Dans ce baiser reçois toute mon âme.
A ces transports succède la douceur D'un long repos. DéUcieux silence, Cahue des sens, nouvelle jouissance, Vous donnez seuls le suprême bonheur !
Puissent ainsi s'écouler nos journées.
Aux voluptés en secret destinées!
Qu'un long amour m'assure tes attraits; Qu'un long baiser nous unisse à jamais. Laisse gronder la sagesse ennemie ;
Le plaisir seul donne un prix à la vie. Plaisirs, transports, doux présents de Vénus, Il faut mourir quand on vous a perdus ^ !