POESIES DIVERSES
On m'a conté qu'auliofitis dans Paleinie, Ville où l'Amour iiil toujours des autels, L'amitié sut d'un nœud durable et ferme Unir entre eux quatre jeunes mortels.
Égalité de biens et de naissance, Conformité d'iiumeur et de penchants, Tout s'y trouvait : Tlialiitude et le temps De ces liens assuraient la puissance.
L'ainé d'entre eux ne comptait pas \iiigt ans-;
1. Fonlanes, dans YAInunuirh des Miises de 1782. a fait un grand éloge de ce poème, et il est allé même jusqu'à maudire l'auteur d'une critique publiée dans le Memire da 1780.
2. Berlin , dans soû Voyage de Bourfiogiic, parlant d'une société de jeuues épicuriens dont lui et Parny faisaient partie, dit que a le » plus âgé ne compte pas encore cinq lustres. » U serait possible que la Journée clunnpétre nous otfiit, avec les chaH;^emeuts commandés
128 LA JOURNEE CHAMPETRE
C'était Volnion, de qui Tair doux et sage Montrait un cœur naïf et sans détour.
Et qui jamais des erreurs du bel âge N'avait connu que celle de l'amour.
Loin du fracas et d'un monde frivole, Dans un réduit préparé de leurs mains, Nos jeunes gens venaient tous les matins De l'amitié tenir la douce école.
Ovide un jour occupait leurs loisirs.
Florval lisait d'une voix attendrie Ces vers touchants où l'amant de Julie ' De l'âge d'or a chanté les plaisirs K « Cet âge heureux ne serait-il qu'un songe? » Reprit Talcis, quand Florval eut fini.
« N'en doutez point, » lui répondit Volny; » Tant de bonheur est toujours un mensonge. »
FLORVAL.
Et pourquoi donc? Toute l'antiquité, Plus près que nous de cet âge vanté.
En a transmis et pleuré la mémoire.
par les convenances et force embellissements poétiques, la description d'une de ces journées que consacraient au plaisir les clievaliers de la Caserne ou de Feuillancour. (Voyez la Préface )