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I::nlre ses mains le lait coule et ruisselle

Et près de lui son amante fidèle

Durcit ce lait en fromage apprêté.

Ainial)les soins! travaux doux et faciles ^î

Vous occupez en donnant le repo.>;

Bien différents du tumulte des villes,

Où les plaisirs deviennent des travaux.

Le dieu du jour, poursuivant sa carrière. Règne en tyran sur l'univers soumis.

Son char de feu brûle autant qu'il éclaire, Et ses rayons, en faisceaux réunis, Dun pôle à l'autre embrasent l'hémisphère.

1. Tout ce tableau pastoral nous parait aujourd'hui fade et maniéré : c'était le goût du temps, et presque tous les poètes du XViir siècle ont douné daus le niùme travers.

Heureux alors, heureux le voyageur Qui sur sa route aperçoit un bocage Où le zéphyr, soupirant la fraîcheur.

Fait tressaillir le mobile feuillage !

Un bassin pur s'étendait sous l'ombrage. Je vois tomber les jaloux vêtements.

Qui, dénoués par la main des amants.

Restent épars sur l'herbe du rivage.

Un voile seul s'étend sur les appas; Mais il les couvre et ne les cache pas*. Des vêtements tel fut jadis l'usage.

Laure et Talcis, en dépit des chaleurs, A la prairie ont dérobé ses fleurs.

Et du bassin ils couvrent la surface'.

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