ISNEL ET ASI.EGA
Foulant les corps des guerriers qu'il terrasbc.
D'une aile à l'autre, et sans choix et sans place.
Porte le trouble et sème le trépas.
Ces feux subits qui dans la nuit profonde
Fendent les airs et traversent les cieux,
Semblent moins prompts* : Ornof s'éteint comme eux.
Isnel a vu sa fureur vagabonde,
Et fond sur lui, léger comme l'oiseau :
Scaldes sacrés 2, élevez son tombeau.
En brave il meurt, les belles Valkyries,
Du grand Odin coniidentes chéries.
En les touchant rouvrent soudain ses yeux ;
Un sang plus pur déjà gonfle ses veines;
Du firmament il traverse les plaines.
Et prend son vol vers le séjour des dieux.
Du Yalhalla les cent portes brillantes
S'ouvrent : il voit des campagnes riantes,
De frais vallons, des coteaux fortunés.
D'arbres, de fleurs, et de fruits couronnés.
Là, des héros à la lutte s exercent.
D'un pied léger franchissent les torrents.
Chassent les daims sous le feuillage errants.
Croisent leurs fers, se frappent, se renversent ;