‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 21 sur 96 · SERMON POUR LE JOUR DE NOËL · texte numérisé non relu

SERMON POUR LE JOUR DE NOËL

pobh hodiê Salvator, qui ut Ùiritimê Domumt.

Je TteDs vsu spporler me noofclle qol M» pov iMit le peepls to d*ooe grande Joie i e'at qo'aqioard'lml H you «t né un Sserev» Qoi eil le Cbrist , le Seigneur. ( Luc, ii , 10 , SS.)

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Yoilà en effet la grande nonvelle que le monde attandoii depuis quatre mille ans s voilà le grand événement que tant de prophMes avoieni prédit; qne tant de cérémonies avdent flguré, que tant de Jostes avoient attendu , et qne tonte la nature sembloit promettre et bâter par la corruption universelle répandue sur toute chair { voilà le grand bienfait qne la b<Nité de Dieu préparoit aux honmies , depuis que rinfidéUtéde leur premier père les eut tous assujettis an péché et à la mort.

Le Sauveur, le Cbrist , le Seigneur, parott enfln aujourd'hui sur la terre. Les nuées enfantent le Juste t Tétoile de Jacob se montre à Tunivers; le sceptre est sorti de Juda, et celui qui devoit venir est arrivé; les temps mystérieux sont accomplis; le Seignemr a &dt paroltre le signe promis à la Judée t une vie^e a congu et enfanté ; et de Bethléem wxi le conducteur qui doit fnstrufare et régir tout Isratil.

Quête nouveaux biens, mes Frères , cette naissanoe n'annonce» t-elle pas aux hommes I Elle n'auroit pas été durant tant de siècles annoncée , attendue , désirée ; elle n'auroit pas fait la rdigion de tout un peuple, l'objet de toutes les prophéties , le dénoûment de toutes les igures , Tunique fin de toutes les démarches de Dieu envers les hommes, si èHe n'avoit été la plus grande marque d'amour qu'il pouvoit leur donner. Quelle nuit heureuse que cdle qui vient de présider à cet enfantement divinl elle a vu h lumière du monde luire dans ses ténèbres lies cieux en retentissent de joie et de cantiques d'actions de grâces.

Mais^ mes Frères, pour entrer dans les transports d'aDégressel que cette naissance répand dans le ciel et surla terre, il faut par- 1 tidper aux bienfaits qu'elle vient nous apporter. La jde commune) n'est fondée que sur le aalut oommun qui nous est offert t et si,{ nalgré ce secours, noua nous obstbMXis encore à périr, TEglbe

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