LA CIRCONCISION
GERMON POUR LE JOUR DE LA GIRQONGIftiOIf DE NOTRE SEIGNEUR,
8DR U DIVINITE OB JASCS-CBIUST.
FbetUam <#/ nomm eju* Jtsus , qaod voeatam ut ah angtlo. n ht Doomé léiiif , (fal étolt le nom qoe l'ange loi -arolt donné.
( Luc, n, 91. )
Un DieQ qoi s^abitose jusqu'à se faire homme étoime et cr nfand^ la raison \ et dans quels abtmes d'erreor ne se prédpito-t^Uo pas , si la lumière de la foi ne Tient promplement à son secours, porar lui dôcouYTir tonte la profondeur de la sagesse divine, cadiée danf la folie apparente du mystère de THomme-Dieu l Aussi, dans tons les temps, ce point fondamental de notre sainte religion, j'entends la diyinité de Jésus-Christ , a-t-ilété Vobjet le plus exposé aux cou* tradictions insensées de Tesprit humain. Les hommes orgueilleux , qui m dévoient avoir dans la bouche que des actions de grâces pour le don ineffable que le Père des miséricordes leur a fait de son Fib unique , n'ont eessé de Toutrager , en vomissant contre ce Fils adorable les blasphèmes ks plus impies. Aveugles , qui n'ont pas vu quele nom seul de Jésus qui lui est imposé en ce jour , ce nom qu'il reçoit d'abord dans le ciel , et qu'un ange apporte sur la terre à Marie et à Joseph , est la preuve incontestable de sa divinité. Ce ttom sacré rétablit Sauveur du genre humain : Sauveur, en ce que, par l'efiusion de son sang, qui devient notre rançon , il nous délivre du péché et des suites qui en sont inséparables , la tyrannie du dé* mon et de l'enfer ; Sauveur, en ce qu'attirant sur sa tète le chAtiment qui étoit dû à nos prévarications , il nous réconcilie avec Dieu , et nous ouvre de nouveau l'entrée du sanctuaire éta'nel que le péché nous avoit fermée. Mais , mes Frères , si le Fils de Marie n'est qu'un pur homme , de quel prix sera aux yeux de Dieu FoUa^ tion de son sang? Si Jésus -Christ n'est pas Dieu, comment sa médiation sera*-t-elle acceptée, tandis qu'il aunnt besoin lui-même de médiateur pour se récondliv* avec Dieu?
Cette preuve que je ne fais ici qu'ébauchor , et tant d'aiKtres que k religion me fournit , fermeroie&t bientôt la bouche à l'impie, et confondroient son imfMté , si j'entreprenob de les montrer dans tout leur jour, et de leur donner une juste étendue. Mais à Dieu ne plaise que je vienne ici dans le temple saint , où les autels de notre divin Sauveur sont élevés , où s'assemblent ses adorateurs , entrer en contestation comme si je parlois devant ses ennemis, et faire l'apologie du mystère de l'Homme-Dieu devant un peuple fidèle, et en présence d'un souverain dont le titre le plus pompemc
DIVINITÉ DE JÉSUS-CHRIST. isi
et le pliB cher est le titre dé dirétien l Ce n'est donc pas poar combattre ces impies, que je consacre aujourd'hui ce discours à la divinité et à la gloire étemelle de Jésus , fils da Dieu virant. Je viens seulement consoler notre foi , en racontant les merveilles de celui qui en est l'auteur et le consommateur , et ranimer notre piété , en TOUS exposant la gloire et la divinité du Médiateur qui en est TcÀJet et la plus douce espérance.
Il est à propos même de renouveler de temps en temps ces grandes vérités dans l'esprit des grands et des princes du peuple, pour les affermir contre les discours de Finerédulité dont ils ne sont d'ordinaire que trop environnés, et de lever quelquefois le voilequi couvre le sanctuaire , pour exposer à leurs yeux ces beautés cachées que la religion ne propose qu'à leur respect et à leurs hommages.
Or la divinité du Médiateur ne peut être prouvée que par son ministère; ses titres ne sauroient parottre que dans ses fonctions; et, pour savoir s'il est descendu du ciel et égal au Très-Haut, il n'y a qu'à raconter ce qu'il est venu faire sur la terre. Il est venu , mes Frères , former un peuple saint et fidèle ) un peuple fidèle qui captive sa raison sous le joug sacré delà foi , un peuple saint dont la conversation est dans le ciel, et qui n'est plus redevable à la chair pour vivre selon la chair : td est le grand dessein de sa mission (emporelle. L'éclat de son ministère est le fondement le plus inébranlable de notre foi ; Tespnt de son ministère , la règle unique de nos mcBurs. Or, s'O n*é(oit qu'un homme envoyé de Dieu, Téclat de son ministère devicndroit l'occasion inévitable de notre superstition et de notre idolâtrie, resprit de son ministère seroit le piège funeste de notre innocence. Ainsi , soit que nous considérions l'éclat ou l'esprit de son ministère, la gloire de sa divinité demeure également et invinciblement établie.
O Jés'is , seul Seigneur de tous , recevez cet hommage publie de notre confession et de notre fol I Tandis que l'impiété blasphème en iecret et dans les ténèbres contre votre gloire , laissez-nous la conaolation de la publier avec k vohc de tous les siècles , à la face de ces anteb t et formez dans notre cosnr, non^nlement cette foi qui vous eonfesse et qui vous adore, mais encore cdle qui vous suit et qui TOUS imite. Implorons , etc. Ave^ Maria.
PRRmÉRCPiini.
Dieu ne peut se manifester aux hommes que pour leur apprendre ce qu'A est , et ce que les hommes lui doivent; et la religion n'est proprement qu'une lumière divine qui découvre Dieu à Fliomme, et qui règle les devoirs de Fhomme envers Dieu : soit que le Très- Haut se montre lui-même à la terre, soit qu'il remplisse de son esprit des hommes extraordinaires , la fin de tontes ces démarches ne peiil dtre qnetaeoonoissanoe et la sanctification de son nom dans l'oaivara/