‹ Œuvres, évêque de ClermontChapitre 28 sur 96 · ITO LA CIRCONCISION · texte numérisé non relu

ITO LA CIRCONCISION

inortolF et en aimant micttx répandre leur tang^qoède Bécldr le genoa devant de vatnea idoles , elles n'aoroient érité une idolâtrie que pour retomber dans une autre plus condamnable , en mourant pour Jésus-Christ ; Ignace lui-même, oe fameux martyr que TOrient Usomità Rome, en voulant devenir le froment de Jésus-Christ, auroit done perdu tout le fruit de ses souffirmces, et mérité dés lors d'être déchiré par les lions furieux, puisqu'il se seroit olTert en sacrifloe à un homme semblable à lui? Les confesseurs généreux de la foi n'auroient donc été que des désespérés et des fanatiques, qui auroient fx)uru à la mort oonmie des insensés? La tradition des martyrs ne seroit donc plus qu'une scène impie et sanglante? les tyrans et les persécuteurs auroient donc été les défenseurs de la justice et de la gloire de la Divinité ; le christianisme lui-même, une secte sacrilège et profane? Le genre humain se seroit donc abusé? et le sang des martyrs, loin d'avoir été la semence des fidèles, auroit inondé tout l'univers de superstition etd'tdol&trie? 0 Dieul Toreille de Thommo peut-elle entendre ces blasphèmes sans horreur ? et que faut-il pour confondre Tincrédulité, que la montrer à elle-même?

Tels sont, mes Frères, nos premiers devoirs envers Jésus-Christ. Lui sacrifier nos inclinations, nos amis, nos proches, notre fortune notre vie même , et, en un mot, tout ce qui devient un obstacle à notre salut , c'est confesser sa divinité; c'est reconnottre que lui seul peut nous tenir lieu de ce que nous abandonnons pour lui , et nous rendre encore plus que nous ne quittons , en se donnant lui-même à nous. Il n'est que celui qui méprise le monde et tous ses plaisirs, dit l'apôtre saint Jean , qui confesse que Jésus-Christ est le Fils de Dieu , parcequ'il prononce par 1& que Jésus-Christ est plus grand que le monde, plus puissant pour nous rendre heureux, etpar con-* séquent plus digne d'être aimé.

Mais ce n'est pas assez d'avoir considéré l'esprit du ministère de Jésus-Christ dans sa doctrine , il faut le considérer , en second lieu , dans les grâces et les bienfaits que l'univers a reçusde lui. Il est venu délivrer tous les hommes de la mort éternelle; d'ennemis de Dieu qn'ilsétoient, il lésa rendus ses enfants, il leur a ouvertleciel, il leur a assuré la possession du royaume de Dieu et des biens immuables, i leur a porto la science du salut et là doctrine de la vérité. Ces dons si magnifiques n'ont pas même fini avec lui : assis à la droite de son Père, il les répand encore dans nos cœurs. Tous nos maux trouvent encore en lui leur remède ; il nous nourrit de son corps, il nous lave de nos souillures, en nous appliquant sans cesse le prix de son sang. H forme des pasteurs pour nous conduire , il inspire des prophètes pour nous enseigner, il sanctifie des Justes pour nous animer pai leur exemple , il est sans cesse présent dans nos cœurs pour en soulager toutes les misères. L'homme n'a point de passion que sa grâce ne guérisse, point d'affliction qu'elle ne rende aimable, point de vertu qui ne soit son ouvrage ; en un mot il nous assure lui-même

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